Matin


Matin

Quand je mourrai, mon bien-aimé
ne chante pas pour moi des chansons tristes,
oublier les faussetés du passé,
Rappelez-vous que c’était seulement des rêves que vous aviez.

Quelle fausse invulnérabilité!
Où est maintenant, où sera-t-il demain?

Quand je mourrai, mon bien-aimé
n’envoie pas de fleurs à la maison,
Ne mets pas de roses sur le marbre de ma tombe, non,
N’écris pas de lettres sentimentales qui seraient juste pour toi.

Quand je mourrai demain, demain, demain
la peur de penser que je serai toujours seul aura cessé
Je serai toujours seul demain, demain.

 

6 réflexions sur “Matin

  1. Tellement le cas que je n’y peux rien, ce soir d’avoir fait, de vouloir en corps, une peur méconnue m’étrange par une proximité maccro saisissante….
    Merci Barbara

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  2. Dans la clarté d’un parcours chasse lisier, que d’algues vertes sentent marée noire. Les oiseaux sont fait pour voler pas pour célébrer le pouvoir des pavillons de complaisance. Merci Célestine.

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  3. Merci Max-Louis

    DU PETIT MATIN OBSCUR – EN PASSANT PAR L’AUBE – JUSQU’A L’AURORE !…
    .
    Étoilé en ses solitudes dispersées
    Sidéré en silence au milieu de mille yeux :
    Sortilège de présence aveuglant – le lieu
    Où l’on allégeait tout doucement sa pensée …
    Est soufflé par la ville en éveil entourant
    Et mâchant la vitesse des rumeurs en leurs rondes …
    Tendresse assourdie de l’aube en ces bruits qui grondent !
    Mais ta robe mauve au ciel couve les errants …

    Et maintenant que s’installe la fantaisie
    Avant que le travail ne la brutalise
    Et voilà ! Vaille que vaille : elle se focalise
    Dans les si tendres regards d’amoureux transis !

    Vient le jour et les soldats lunaires qui meurent…
    Et les passants en foule effrénée qui délite
    Les veines urbaines roulant les songes tristes
    De ne pouvoir se saouler de la sauvage heure

    L’histoire de ces matins retombe en un trou !
    O Sagesse des mutins ! Tu t’y abandonnes
    Et cependant la paresse encore s’étonne
    Qu’il soit dur de lui imposer montre ou écrou …

    Si résonnant aux chômeurs tombés en misère
    Force de guetter – d’attendre – à bout de patience
    Se dissolvant dans l’oubli de leurs connaissances …
    Entendrait-on par ces matins de nouveaux airs ?

    Il serait fort l’exil en compagnon tentant
    De lui conter ce maigre pays de Cocagne
    Pour que tous deux dans notre brillant Paris gagnent
    Les lumières de mutins qui ne soient d’antan

    Ah ! Que cette heure ne soit plus celle de l’oubli
    Que nos vers épousent Liberté d’une terre
    Où chanter le bonheur respire hors de tous fers
    Avec en cette aurore : un espoir sans repli !

    Minod Alain

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