L’ENVERS ET CONTRE TOUT


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L’ENVERS ET CONTRE TOUT

 

Vous croyez qu’il fait froid, c’est rien à côté du gel  qui raidit soudain la vie à un bulletin de santé qui se bat l’oeil de la température de la météo

Aujourd’hui

28 Février 2018

l’hôpital en haut de la côte, juste à près le grand virage

merde ça te grimpe

l’estomac d’un bord à l’autre

La gîte à vomir

Laissez-là vos organes le problème c’est le souci du cours de la Bourse où la Vie qui a paraît-il un sens qui vaille d’en faire des caisses à remplir

Voilà la mort qui se bat pour ricaner devant moi

et pourtant la douleur qui devrait tout sortir voit un soleil qui pleure d’un bonheur qu’on n’explique pas…comme pourquoi on est entré ici

Niala-Loisobleu – 28/02/18

 

 

 

 

 

5 réflexions sur “L’ENVERS ET CONTRE TOUT

  1. La musique se garde en vie, toujours, merci Barbara.

    CHANT PREMIER

    J’entendis des paroles dans le noir.
    Elles avaient la gravité des situations périlleuses au cœur de la nuit entre personnages d’importance.

    Elles disaient, ces paroles, dans l’ombre obscure.
    Elles disaient avec confusion.
    Elles disaient toutes : «
    Malheur!
    Malheur! » et ne cessaient pas, criant toujours : a
    Malheur!
    Malheur! »

    Je vis un homme dans un ht, et la maladie lui parlait :

    «
    Malheureux, disait-elle, ne sais-tu pas que « tes reins, ennemis sûrs, se corrompant, te « mettent, à partir de maintenant, ta mort « au ht avec toi.
    Tu sauras plus tard mon « nom, mais le bec de l’oiseau urinaire en toi « commence à piquer et tu paieras cher le « petit peu que tu as eu… »

    Puis j’entendis une voix plus forte qui dit :

    «
    Va, ne t’àttarde pas, ici n’est qu’un « homme.
    Ailleurs ils sont des milliers et des « milliers de fois des milliers et plus encore il « y en a et tous en grand danger.

    «
    Ne sois plus distrait et regarde.
    Après « tout, tu dois vivre là-dedans ta petite vie. »

    Alors éclata une voix comme on n’en connaissait pas et les fleurs delà vie se mirent à puer, et le soleil n’était plus qu’un souvenir, un vieux paillasson mis derrière
    une porte qu’on ne franchira plus, et les hommes, perdant la foi, se taisaient, se taisaient d’un silence qui vous prend le souffle, comme il arrive en été, le soir à la
    campagne, quand les derniers oiseaux, et puis les derniers insectes du jour étant rentrés, et ceux de la nuit pas encore venus, il se produit soudain un silence tombal.

    Dès ce moment, la mort, ses fauchées furent grandes.

    Des trous énormes se formaient d’un coup comme des collines retournées.
    Les maisons, comme perdant poids, étaient soufflées.
    Et leurs habitants, qu’en dire?…
    Pour eux la plaie d’être homme se fermait.

    En vain on grattait à la porte de demain et le présent hurlait.

    Il fit froid, cette année.

    Des kilomètres de gueules sportives, échelonnées sur la neige du continent, ne savaient quelle expression prendre.
    La bise de l’hiver trop dure pour leur métabolisme basai soufflait souverainement.

    La force était partout, mais la détresse vissée dedans.

    Les eaux étaient atteintes, les airs étaient atteints.
    Les thons effrayés désertaient leurs mers coutumières et les aigles se faisant petits s’enfuyaient à tire-d’aile.

    Le métal n’avait jamais été si dur, la poudre n’avait jamais été si forte.
    Ensemble ils tombaient sur les foules, et les hommes stoppés par la mort s’affaissaient pour ne plus se relever en ce siècle.

    Mais plus loin, tout continuait.

    Les toupies tournaient ferme sous les fouets implacables.

    Henri Michaux

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  2. Le vers et l’impasse, merci Emilie…

    VERS LE CLOITRE

    Je rêve une existence en un cloître de fer,
    Brûlée au jeûne, et sèche et râpée aux cilices.
    Où l’on abolirait, en de muets supplices,
    Par seule ardeur de l’âme enfin, toute la chair.

    Sauvage horreur de soi si mornement sentie !
    Quand notre corps nous boude et que nos nerfs, la nuit,
    Rivent sur nos vouloirs leurs cagoules d’ennui,
    Et les plongent dans la fièvre ou l’inertie.

    Dites, ces pleurs, ces cris et cette peur du soir !
    Dites, ces plombs de maladie en tous les membres,
    Et la toute torpeur des torpides novembres
    Et le dégoût de se toucher et de se voir ?

    Et les mauvaises mains tatillonnes de vice
    Encor et lentement cherchant, sur les coussins,
    Et des toisons de ventre, et des grappes de seins
    Et les tortillements dans le rêve complice ?

    Je rêve une existence en un cloître de fer,
    Brûlée au jeûne, et sèche et râpée aux cilices,
    Où l’on abolirait, en de muets supplices,
    Par seule ardeur de l’âme enfin, toute la chair.

    Et s’imposer le gel des sens, quand le corps brûle ;
    Et se tyranniser et se tordre le cœur, —
    Hélas ! ce qui en reste — et tordre, avec rancœur,
    Jusqu’au regret d’un autrefois doux et crédule.

    Emile Verhaeren

    Aimé par 1 personne

  3. « …Et les mauvaises mains tatillonnes de vice
    Encor et lentement cherchant, sur les coussins,
    Et des toisons de ventre, et des grappes de seins
    Et les tortillements dans le rêve complice ?… »

    Difforme intention native d’un vice caché, vieux, gros lourd et laid…pôvre je d’amour regarde -toi au fond de l’oeil…l’impudence t’aveugle…rentre dans le rang de l’âge où conduire est dangereux pour les autres..
    Il devrait neiger, ça blanchirait le sinistre, mais le temps préfère demeurer du brun qui bistre l’idée la plus innocente.
    Merci Barbara.

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