Le long des Quais 11


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Le long des Quais 11

Vincent, j’ai beau savoir, c’est comme à chaque fois, le verglas n’arrive qu’au moment où tu crois soleil. J’entends sans besoin de gamelle, oui j’entends tes jaunes me le dire avant de sortir de mon antre. Le nez dehors c’est pas pour n’importe qui, surtout pas pour mon espèce.  C’est tout môme que ça a commencé, mais t’as pas la rancune, à quoi bon dans ces conditions te répéter qu’ils vont tout te prendre sans rien te donner. Ta hargne elle va à l’encontre de la façon qu’on doit vivre. Faut piétiner l’autre, couillon surtout pas vouloir t’en rapprocher. On ne le reconnaîtrait pas le monde s’il tenait les promesses qu’il fait. Cette angélique créature qui fait du stop au bord de la route, mais c’est le monstre qu’il faut voir en elle. Plus ça fait rosière plus la salope est dedans. On est en hiver, alors tu peux pas dire que le verglas de ce matin il était pas au bon endroit du bon moment, sois honnête. T’as fait printemps promesse de récolte d’été avec tes couleurs, mais les rouges est-ce que c’est compatible avec la sincérité ? Pense aux mouvements de la muleta, il faut que l’un des deux meurent, l’arène sans mise à mort c’est un rite qui connaîtrait rien du fond de l’amour…

Niala-Loisobleu – 10 Février 2018

12 réflexions sur “Le long des Quais 11

  1. Chacun se tait. Personne ne sait que dire. Tout parle pourtant. Tout devient souvenir malgré soi. Et pourtant au fond la certitude que des morceaux invisibles de cet univers sont devenus les pierres où nous posons nos pas. …..

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  2. Passent des générations humaines devant le même arbre, l’un à la suite de l’autre il les a senti quand de leurs pas le sol a vibré dans ses racines. Combien d’hommes se sont simplement adressé à lui de leur regard ?
    Je t’embrasse Dame des Sables Stéphanie.

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    • T’es l’abonnée aventure de ligne de vie Nata, sablier du désert laissant la route de la soie tracer son fil d’Ariane. Les odeurs d’épices restent au-dessus des sels saumâtres. En ce moment je me pose la question de tenir + de 24 h d’avion…le coucher du soleil me démange dun dernier retour à Pagang, voir le cheval-marionnette au théâtre de Mandalay et les chats’-danseurs dans un safran de bonze, pilotis, pilotis des jardins-flottants…
      Merci faisons autre chose de ce jour que ce qu’il a rien à proposer…

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