Luz Casal « Sentir »


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Luz Casal«Sentir»

Abre la puerta, no digas nada,
Ouvre la porte, ne dis rien,
Deja que entre el sol.
Laisse entrer le soleil.
Deja de lado los contratiempos,
Laisse les contretemps de côté,
Tanta fatalidad
Tant de fatalité
Porque creo en ti cada mañana
Parce que je crois en toi chaque matin
Aunque a veces tú no creas nada.
Alors que parfois toi tu ne crois en rien.

Abre tus alas al pensamiento
Ouvre tes ailes en pensant
Y déjate llevar ;
Et laisse-toi porter ;
Vive y disfruta cada momento
Vis et profite de chaque moment
Con toda intensidad
Avec intensité
Porque creo en ti cada mañana
Parce que je crois en toi chaque matin
Aunque a veces tú no creas nada.
Alors que parfois toitu ne crois en rien.

Sentir que aún queda tiempo
Sentir qu’il reste encore du temps
Para intentarlo, para cambiar tu destino.
Pour essayer, pour changer ton destin.
Y tú, que vives tan ajeno,
Et toi, qui vis loin,
Nunca ves más allá
Tu n’y vois jamais plus
De un duro y largo invierno.
Qu’un hiver dur et long.

Abre tus ojos a otras miradas
Ouvre tes eux à d’autres horizons
Anchas como la mar.
Bouge comme la mer.
Rompe silencios y barricadas,
Romps les silences et les barricades,
Cambia la realidad
Change la réalité
Porque creo en ti cada mañana
Parce que je crois en toi chaque matin
Aunque a veces tú no creas nada.
Alors que parfois toi tu ne crois en rien.

Sentir que aún queda tiempo
Sentir qu’il reste encore du temps
Para intentarlo, para cambiar tu destino.
Pour essayer, pour changer ton destin.

Abre la puerta, no digas nada.
Ouvre la porte, ne dis rien.

18 réflexions sur “Luz Casal « Sentir »

    • Ah, oui, Barbara

      Chanson des Antipodes

      Être habitant des antipodes chilien aztèque patagon c’est sûrement bien mal commode (la tête en bas les congestions)

      Être Koriake ou Youkaghir Abenaquis ou Algonquin Osque Khalkas Kirghiz Afghir quel embarras et quel tintouin

      On n’a pas le même hémisphère Ici cligneluit Cassiopée là-bas le Centaure à l’envers l’Êridan au lieu du Bélier

      On n’a pas les mêmes manières que les gens nés du bon côté Tout ce qu’on fait est de travers par rapport à l’autre moitié

      Quel embarras d’avoir à dire au lieu de Claire comme ici Klkdwghlmth à Nadjnimir et Youlaloume à Grand-Mossi

      Pour habiter à Ytapua (entre Salta et Portalègre) il faut dire usted se habla ou bien parler le petit-nègre

      C’est un tracas de chaque jour

      de se sentir si différent

      de ce qu’on serait alentour

      les stations Fabien et Louis-Blanc

      de boire du Klass ou du m’namba au lieu du simple cinzano d’être habillé de haut en bas d’un autre corps d’une autre peau

      Ah comment dit-on en romanche / love you Ich liebe Sie Comment le dire en araucanche Être un autre homme quel souci

      Mais être soi en donne aussi

      Il faut chaque fois tout reprendre

      On se croit là On est ici

      On croit qu’on sait II faut rapprendre

      La tête en bas et puis en haut Le cœur jamais vraiment en place je me prends toujours en défaut quand je me croise dans la glace

      J’habite aussi mes antipodes je suis un autre et je suis moi je me remaille et me débrode Pénélope de mon En-Moi

      Ainsi ces vers C’était pour rire passer le temps Je m’abusai Le jeu se termine en soupirs Je n’avais cru que m’amuser

      Le seul amour est ma constance et me fixe dans mon roulis quand je veux prendre mes distances avec ce Claude qui me fuit

      Claude Roy dites-moi qui est-ce Je l’ai bien connu autrefois C’est un homme d’une autre espèce un visiteur que je reçois

      Je m’étonne du nom qu’il porte comme du nom d’un étranger J’attends toujours qu’il glisse ou sorte de ce corps un peu mensonger

      Toi seule m’habitues à vivre Que tu sois là m’a retenu et sans l’amour qui me délivre je me perdrais vite de vue

      Vivre est une drôle de mode Je m’en irais par distraction du côté de mes antipodes et la clef sous le paillasson

      Parti pour ne plus revenir

      et n’étant plus que pour moi-même

      le souvenir d’un avenir

      qui s’était cru d’espèce humaine.

      Claude Roy

      Aimé par 3 personnes

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