Potion anacathartique


 

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Potion anacathartique

Posés sur les tréteaux d’un étal pigmentaire minéral florifère
Aiguières, fruits, dame-jeanne de retour d’expédition lointaine au frontières de l’inconscient
Sont accoudés aux carreaux d’un torchon à vaisselle
Devant un couple de chaises
Chapeaux de paille
Pantalon de velours
Brodequins
Canne de compagnon et ses rubans kilométriques
Posés là
Le regard à flotter aux flux et reflux des couleurs du temps
Entre un calendrier historique, 2 guerres, un barbelé, un oeuf de colombe, un miroir, une déclaration d’amour, en es-tu certain, des pas perdus, un cheval ailé, la cantinière, une ration de campagne, la chambre de Vincent ne dort que d’un oeil
Le feu aux tomettes
Que le tournesol oriente au levant
Posés sur la palette des calcaires s’ocrant aux roux sillons
Ondulations mauves des dorsales lavandes de tes reins tatoués
Restes de fifres au tambourin, un chant d’oliviers tapisse le verger
Le Sud arrondit les tuiles pour atténuer la douleur
Suis-je un quartier de mes lunes pleines où un sentier de mes ravines nouvelles ?
Là ou ici j’ai fait et perdu un enfant dans l’épingle d’un virage
Un matin d’espoir pour un soir de brume, les pinceaux vont aux glacis contre l’assaut des couteaux brûlants du geste fou
Chandelle tremblotante du clair-obscur
Une figue est au buisson de la baie
Moi peintre du matin de l’espoir bleu, je te nomme soir ambigu posé à m’aime sur la sellette du quotidien, mon émoi sauf-conduit

Niala-Loisobleu
22 Décembre 2017

 

 

5 réflexions sur “Potion anacathartique

  1. Ce que de mes doigts je peins porte la même empreinte depuis un monde qui vit et ne part. Trop l’ont quitté, enfin, d’une certaine manière. Ma conviction n’a changé que par rapport à ce qui se liquéfie, l’Homme selon mon concept, demeurant, ce qui laisse à l’idée générale une place au premier rang. Le dire maintient les cons à leur rang. Si ça ne les élimine pas. La lucidité a l’honnêteté de reconnaitre ce qui est.Voir devant ne fige en rien. Et puis tant qu’à jouir de la vie, il me semble qu’en goûter le dessus part forcément du fond. N’est-ce pas ma Célestine ?

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  2. Des charrettes des quatre-saisons où j’ai appris à pêcher l’âme du pavé, le sens humain s’est mis à grimper jusqu’au toit. Savoir l’enfant, c’est laisser à la vie plus de sens que l’immature adulte en aura jamais. En ce temps là Paris vivait son dernier luminaire. Le Pont des Arts ignorait le cadenas, le coeur plus libre que jamais après des années barbares. Il pouvait se tenir droit face à l’Institut sans rougir.
    Bonne nuit Barbara.

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