Mes souvenirs d’Indonésie – Tableau de Laque


Scan1 LA CHAINE0016

Mes souvenirs d’Indonésie

Tableau de Laque

 La ville que je veux serait je ne sais où,

Mais loin d’ici, dans l’Inde, ou prés d’un fleuve en Chine.
L’air bleuirait sa tour de porcelaine fine,
Portant comme un bouffon des clochettes au cou.

La maison que je veux serait celle d’un fou,
Sans chemin pour aller à la maison voisine.
Entre les jasmins blancs et les fleurs d’aubépine
Poindrait un toit luisant de nattes de bambou.

La chambre tiède aurait des peintures de laque :
De larges oiseaux d’or, sur le clair mur opaque,
Couvriraient un lac mince ou voleraient autour ;

Et la femme aux cils fins que mon désir demande
Aurait les ongles longs et les yeux en amande,
Étoile de beauté dans ce rêve d’amour.

Albert Merat
Extrait de:

Les souvenirs (1872)

Grimpant aux marches des rizières
la poussée du vent hâte le bambou
la route semée d’offrandes tremble
petite flamme fleurie
ouvre les sarans sur les jambes
ne cherche plus  les cheveux  dans la soupe
l’ô est clair sous le balancier des pirogues
le méchant dragon a péri sous ongles des danses
N-L – 18/12/17

9 réflexions sur “Mes souvenirs d’Indonésie – Tableau de Laque

  1. Du temps pourri d’aujourd’hui le remède qui consiste à se faire un bouillon de merveilleuses images est hygiénique tant sur le plan mental que dans le choix de ce qu’on va se mettre sur le dos…d’ailleurs les deux sont la m’aime chose, n’est-ce pas Barbara., l’important c’est pas l’arrose.

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  2. Après avoir marmonné les condoléances de rigueur sur la mort du clair-obscur d’un ciel volage, loiso jugea qu’à l’intérieur il faisait meilleur qu’aux dehors incertains.
    Bonne journée et merci Anne.

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  3. J’ai fait ce rêve bien souvent,
    Qui mettait mon cœur en détresse :
    L’amour, soufflant comme le vent,
    Avait emporté ma maîtresse.

    Mais au matin quel beau réveil !
    A mes yeux et dans mes oreilles,
    C’étaient ses yeux comme un soleil
    Et des paroles sans pareilles ;

    Maintenant presque chaque nuit
    Je fais encor ce mauvais rêve :
    C’est le regret qui le conduit
    Et l’amertume qui l’achève.

    Albert Merant

    Ainsi vont les vers de France au Canada par la route Atlantique du premier jour.
    Merci Madame lit.

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