La tendresse borde Elle


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La tendresse borde Elle

 

De son U-Blot

n’ayant jamais coulé personne

le piaf

se grattait pas les selles pour s’avoir en transit

 

Suffit de se prendre pour mis France

pour finir à Camaret dans la file au cimetière des bateaux

Le Sardou qui connaît tout sur la navigation

l’a chanté à Brodwway comme à Paris

 

Une crêpe bretonne en brassière c’est loin du deuil

comme disait le grand pair

qui travaillait au blé noir

chez ma soeur déboutonneuse de zouave

 

C’est la vie qui monte et qui descend

à toi mon P’tit-Gars

d’apprendre à tenir la vague

une fille dans chaque pore c’est con fondre l’amour avec le cochon

Comme disait Guillaume

l’avoir large comme un estuaire ça craint pour « Les neufs portes de son corps »

Chat tangue pour moi

 

Niala-Loisobleu – 17/12/17

 

 

 

 

 

 

4 réflexions sur “La tendresse borde Elle

  1. L’Alliance

    Cette boue sécharal A Ja fêlure de la jarre, au tressaillement de ma douleur dans sa gangue, je sais que revient le vent…

    Le vent qui disperse et le vent qui rassemble, l’inintelligible, le vivant! Nous ne dormirons plus. Nous ne cesserons plus de voir. De pourvoir le feu.

    Obscur horizon! Seule brûle la tranche d’un livre, — quand je me détourne

    Jacques Dupin

    Entre deux couches passe les semailles de la réflexion. Merci Barbara.

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  2. Obsidienne

    A l’instant le plus ruineux de la bataille, de l’épidémie, de la fête, elle s’arrête, — pour se souvenir. Ajuster ses bas. Questionner le ciel. En elle l’autre rive
    est une barre de clarté.

    Non, les eaux basses du fleuve ne charrient que sa voix. Pas même sa voix, une plainte de bèté pour flatter le vieux nuage qui m’emporte, le vieux désespoir qui me roule,
    mort et enragé.

    Notre idylle? L’étonnement, et la fraîcheur, et l’au-delà d’une forêt d’oiseaux dont il ne reste qu’un tison. Pas même un tison, sa brûlure. Aux lieux qu’elle a
    quittés la lumière s’engouffre. Pas même la lumière. Mais déjà nous ne sommes plus seuls, il ne fait pas tout a fait nuit dans la forêt, quand je me jette
    à sa rencontre, parmi les arbres morts, avec un cœur noueux et lisse comme le manche des cognées.

    Jacques Dupin
    

    Nous avons su séparer les zoos des lieux sauvages, Célestine. Pas en suivant les préceptes de Vermot, le sinistre Al Manach. mais en veillant à ne pas laisser faner nos tiges, malgré tout ce qu’elles ont pu croiser de nitrates et raids de l’injustice. C’est bon de voir qu’il reste toujours du vivant de ce qui se perd par nature ma Célestine. Je suis z’où ton bal con perce une fenêtre.

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  3. Après tant et tant de passages apeurés, la peinture s’était effacée sur l’encadrement de l’entrée…moralité mieux vaut se sentir en concordance qu’en viol à main armée.
    Merci béatricelise.

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  4. La Lumière N’est Pas Conçue

    Rien que pour toi, racine, pour toi, cyclone fourvoyé dans cette strate du langage, le poète a favorisé I’épaississement limoneux du sommeil où tu té ramifies. Le
    livre dont il est l’otage et le garant, le livre incompulsé, le livre intermittent, tourne sans hâte sur ses gonds dans la terre, et chaque page à ton attouchement prend feu, et
    sa substance se confond avec, le surcroît de ta sève, avec le progrès de son sang.

    Perfectibilité du vide, racine de l’amour. Cette équation, je l’ai vaincue avec un océan de terre ameublie par mon souffle.
    Jacques Dupin

    Merci bouzou

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