Rimes Riches a L’Oeil


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Rimes Riches a L’Oeil

 L’homme insulté‚ qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l’homme à l’humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.
Moi, je n’agis qu’à bon escient :
Mais, gare aux fâcheux qui me scient !
Qu’ils soient de Château-l’Abbaye
Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,
Je les rejoins d’où qu’ils émanent,
Car mon courroux est permanent.
Ces gens qui se croient des Shakespeares
Ou rois des îles Baléares !
Qui, tels des condors, se soulèvent !
Mieux vaut le moindre engoulevent.
Par le diable, sans être un aigle,
Je vois clair et ne suis pas bigle.
Fi des idiots qui balbutient !
Gloire au savant qui m’entretient !

Alphonse Allais

La tendresse borde Elle


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La tendresse borde Elle

 

De son U-Blot

n’ayant jamais coulé personne

le piaf

se grattait pas les selles pour s’avoir en transit

 

Suffit de se prendre pour mis France

pour finir à Camaret dans la file au cimetière des bateaux

Le Sardou qui connaît tout sur la navigation

l’a chanté à Brodwway comme à Paris

 

Une crêpe bretonne en brassière c’est loin du deuil

comme disait le grand pair

qui travaillait au blé noir

chez ma soeur déboutonneuse de zouave

 

C’est la vie qui monte et qui descend

à toi mon P’tit-Gars

d’apprendre à tenir la vague

une fille dans chaque pore c’est con fondre l’amour avec le cochon

Comme disait Guillaume

l’avoir large comme un estuaire ça craint pour « Les neufs portes de son corps »

Chat tangue pour moi

 

Niala-Loisobleu – 17/12/17

 

 

 

 

 

 

Love Marine à Barbara


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Love Marine à Barbara

Merde à Vauban
Bourcefranc
Passe de l’Aiguillon
A ô l’héron !

Ainsi chantait l’impertinent oiso en sautillant d’une cabane verte à un sourire rose, salant beurre et sardine en trempette dans le bol d’air.

– J’ai le jaune à cale et hop sous marine étale

T’aurais vu la tronche de la balise qui l’avait bosselé la veille que t’aurais dit avec lui, bien mal à qui profite de la marée pleine pour miner le chenal. Un vieux proverbe qu’on se dit encore dans les cabanes retirées des marais de légendes.

Les genêts sont demeurés aux landes, ouais je sais ça fait eh dame de campagne.
Bof à chacun son moulin, comme disait Cervantès de la Mancha qui aurait aimé visiter l’Iroise en bateau plutôt qu’en Rossinante. Moi j’dis plutôt (comme un chien pote ami, à chacun son destin. Si tu te le prends pas à deux mains, compte pas sur ce qui a filé hier. C’est la stase que j’préfère comme chantait Thermophile un hydro qui carbure toujours mal en temps de crise de pet troll.

Le  vert canal, m-doux mi-sel, vanne la bourriche en panneau de brandes. J’ai du tamaris à côté de mes vases, pour que le nessaim s’allergique pas (aujourd’hui le virus est partout, mieux vaut de l’hors que du faire blanc).

Le vent s’est levé tôt, allons cueillir les dernières figues à la Tour de Broue. Aussi loin que mon coeur voit le ciel et l’eau se confondre, si tu tombes ça fait moins terre à terre. Alors rien dire aux rapporteurs, resté taiseux à leurs paniers. L’amour qui couve fait les plus beaux oiseaux. M’aime que les prédateurs y enraye le fusil. Le vrai c’est pas celui qui passe, c’est le grand teint, le pigment pur qui défie le temps.

Jaune, vert, rouge ma trémière grimpe à la verticale, le front déjà dans le bleu de la prochaine toile. Peins, peins, peins c’est soleil !

Niala-Loisobleu – 17/12/17