CE SOIR ME BRANCHE


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CE SOIR  ME BRANCHE

Les jours et leurs écumes se vivent mieux la marée passée. Je pense souvent que l’épaisseur des choses, bien qu’omniprésente, ne se libère que dans les virages qui peuvent redresser  les lignes. L’égoïsme des occupations prend ses aises sous couvert d’une nécessité tolérante, qui broie les fibres essentielles, ces petits brins verts, minuscules gravillons, poussières d’étoiles, palpitations poitrinaires, sève où je me nourris, rattaché au primordial sans lequel rien n’a de vie. La vie n’a pas de consanguinité avec l’ensemble du mode aléatoire du temps dispersé, la vie c’est toi, c’est moi tels que nous sommes dans une entité.

Niala-Loisobleu – 18 Novembre 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 28


 

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 28

TANT QUE …

Le sifflement d’un avion vint aux oreilles de la tour de contrôle
il est tard Mac rentre tes mous tons
Protège lui le coeur contre les bruits des lices
les tours noient la campagne sous le manque d’attrait des chevaux vapeurs

Tant qu’un brin d’herbe résistera aux charabias
tant qu’un souffle remontera de lèvres en lèvres
tant que le vif de l’oeil allumera deux regards de la m’aime espérance
tant qu’au goudron les petits cailloux s’opposeront
tant qu’oiseau ne s’écrira pas cage
tant que le silence élèvera nos enfants hors des basses-fosses
tant que rien qu’à se voir on n’aura qu’en vie de nulle part ailleurs
tant que crottés de glèbe on roulera nos mues en un semblable cuir tanné

Tant
Tant

Tant que commencé d’un Bon Jour le soir nous aura gardé emboîtés mortaises et tenons

Tant qu’avant que les liserons s’acharnent
nous aurons pugnacé d’une irréfragable volonté de nous aimer à en mourir
nous n’aurons rien fait d’autre que vivre
comme fleur des prés
sauvagement simples
les magasins pourront vanter leurs prix singuliers
nous n’en deviendrons jamais le produit…

Niala-Loisobleu
18 Novembre 2014

TROIS ANS APRES

Tant et plus se disent encore

sans que les moins aient gagnés du terrain

N’est de Bon Jour que celui qu’on embrasse au matin

N-L – 18/11/17

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C’est le concert qui est truqué


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C’est le concert qui est truqué

Un visage de papier mâché

roule de trottoirs en caniveaux

La rue est vide

ce qui dénote

qu’à moins qu’un con sonne

je vous aveux

que je n’ai pas assez de voies y’ailes

Le pianiste ne sait pas chanter, c’est le cheval qui est ventriloque L’armée du salut joue, uniforme, en dehors des couloirs du métropolitain.

 

Niala-Loisobleu – 18 Novembre 2017