Tu es là, raison de plus pour que tu viennes


 

97b987a32fab8c83c8035b72fe1f076c

Tu es là, raison de plus

pour que tu viennes

T’as les pieds dans tes godasses,

regardes quand même si le sens des chaussures est bien à l’endroit.

La signification de l’ensemble a le même fondement, ce qui varie sans doute, c’est sa façon de faire. Tu sais c’est l’application du rêve où tu cours sans avancer. Tout est en place et il manque le principal. Peut-être faut-il monter dans la cabine de pilotage et te mettre à la chek-list ? Rappelles-toi le principe du palais. Tu places l’aliment dans ta bouche et laisse monter son goût, tu sens la saveur des arômes envelopper ta langue, la saveur va descendre dans ta gorge….si rien de ceci ne se passe, tu peux dire que tu as seulement bouffé sans avoir rien goûter.

Voilà c’est exactement ça, t’as trouvé, je suis à table mais pas dans l’assiette, ni dans le vert, je cherche à croquer. Rien. Je veux laisser ma langue fermer les yeux pour glisser à l’entrée du pore. Qu’elle aille reconnaître le relief. S’insinue dans les creux. Se glisse sous les fourrés. Descende les crevasses. Plonge dans le flot d’un battement sanguin. Sous-marine dans le vaste aquarium de la volupté des grands-fonds.

Oui, se laisser retourner la peau des lèvres à l’émail des écailles qui tournoient de haut en bas et de bas en ô. C’est l’onctuosité et le râpeux tout à tour, le sucré-salé, cette rencontre qui ne peut se décrire que tu cherches à retrouver.

Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2017

 

5 réflexions sur “Tu es là, raison de plus pour que tu viennes

  1. CLAIRE BATAILLE D’AMOUR DU POEME

    Il y a ces cœurs en cohortes insondables
    Et tous ces vainqueurs d’amour aux portes aimables
    Pour tout ce temps fertile qui bat la chamade
    Où nous pourrions là nous dire bons camarades

    Nous inventorions des issues toutes joyeuses
    Au labyrinthe que nous impose la Gueuse
    Déjà – ici – nous accueillons le bel exil
    Et nous ne marmonnons plus en quête d’une île

    Nous grandissons dans nos mains le glorieux courage
    Que nous aurons fait briller sans aucune rage
    Et du précipice de la fausse distance
    Nous sortons sans sacrifice de la présence

    Alors – claire bataille de notre poème –
    Nous creusons au lit de son travail pour qu’il sème
    Les lumières de la nuit dans son petit bruit
    Nous avalons le verre tout plein de l’ennui

    Mais nous ne brûlons pas aux ailes des amants
    Qui comblent fêlure d’un monde désarmant
    En nous accordant au vol au sein de son charme
    Pour qu’il touche le sol si profond de nos âmes

    La mesure alors de leur mètre à calculer
    Les chemins où – heureuses – elles s’en sont allées
    Ne dépend de maîtres qui leur ordonnerait
    Une voie unique où pouvoir s’aventurer

    Le poète aussi s’arme de cette puissance
    Son âme qui du hasard fait bel art et science
    S’instruit de l’éveil et de la veille aux rencontres
    La musique et le sens de ses vers le démontre

    Alain Minod

    Merci viduité

    J'aime

Les commentaires sont fermés.