Ce jour ne fut pas la Nuit


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Ce jour ne fut  pas la Nuit

Pas un instant n’a pris deuil. Ce jour, bien que maintes fois parcouru, n’a rien eu à enterrer. Il faut dire qu’il avait perdu gros bien avant la fermeture de la cabane. Les années d’une vie montent parfois trop haut, mais à côté. Les hommes sont irremplaçables pour faire le vide, sauf en disparaissant. Mais où sont-ils les hommes, je ne parle pas de cette hybridité qui en fait office. Ne parle-t-on pas d’un mirage ? Les traces laissées sont le reste d’un film qui fait plus de sorties que d’entrées. Des montagnes furent taillées pour dresser des façades à l’Humanité. D’un souffle haineux le barbare fait exploser des millénaires. Là où l’Amour a engendré la Voie on fait un cimetière. Dans l’inculte de la nécropole. Ephémère éternité du corps se prétendant Esprit. Si le soleil s’use peut-être cela vient-il de la lune rendue veuve par une civilisation disparue. La lumière froide en entrant dans les veines de la terre fait fondre le contact. Quelque part j’irais au fond de ma poche sortir le caillou, avant qu’il ne soit trop tard pour entendre le frémissement de l’eau migrer les bébés avec les cigognes. Le signal de fumée éteint, .

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2017

 

7 réflexions sur “Ce jour ne fut pas la Nuit

  1. Au-début les matins lâchaient leurs lapereaux pour expliquer pourquoi le lieu se nommait la garenne. Vint une effroyable tempête. Des chênes il reste des trous d’air.
    Merci Margot.

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  2. Et vinrent des hommes qui parlaient de pouvoirs en toutes choses. Il fallut alors mettre des coupe-paroles et des pièges à vantard autour des brins d’herbes et des chemins de garenne.
    Merci Boris.

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  3. Surmontée la rancoeur, l’espace dégagé d’emprises relâcha la souplesse de sa respiration. Les membres de la cour étaient repartis hors du domaine.
    Merci Audrey.

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  4. Passé la troisième vague on sent déjà une différence fondamentale. Les bouches pâteuses rejoignent les pensées démoralisatrices dans le cabinet mixte. A voir la joie avec laquelle l’étrave ouvre les cuisses de la mer, on a pas la plus petite idée salace qui se met en travers. Le plancton ne cache rien de la salubrité de l’Esprit. C’est beau des corps francs qui nagent ma Célestine.

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