Ce jour ne fut pas la Nuit


home_chapeau

Ce jour ne fut  pas la Nuit

Pas un instant n’a pris deuil. Ce jour, bien que maintes fois parcouru, n’a rien eu à enterrer. Il faut dire qu’il avait perdu gros bien avant la fermeture de la cabane. Les années d’une vie montent parfois trop haut, mais à côté. Les hommes sont irremplaçables pour faire le vide, sauf en disparaissant. Mais où sont-ils les hommes, je ne parle pas de cette hybridité qui en fait office. Ne parle-t-on pas d’un mirage ? Les traces laissées sont le reste d’un film qui fait plus de sorties que d’entrées. Des montagnes furent taillées pour dresser des façades à l’Humanité. D’un souffle haineux le barbare fait exploser des millénaires. Là où l’Amour a engendré la Voie on fait un cimetière. Dans l’inculte de la nécropole. Ephémère éternité du corps se prétendant Esprit. Si le soleil s’use peut-être cela vient-il de la lune rendue veuve par une civilisation disparue. La lumière froide en entrant dans les veines de la terre fait fondre le contact. Quelque part j’irais au fond de ma poche sortir le caillou, avant qu’il ne soit trop tard pour entendre le frémissement de l’eau migrer les bébés avec les cigognes. Le signal de fumée éteint, .

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2017

 

LA BOÎTE A L’ÊTRE 27


main-header_father-nature

LA BOÎTE A L’ÊTRE 27

MON JARDIN D’ECRITURE 2

Il n’était je ne sais plus d’heure

Minuit, mi raisin, pleine figue

Debout retournée tu coulais

Chair sablier

Et sans regarder ailleurs je voyais là, ton intérieur

Dépouillé d’artifices

Calcaires en médiane d’une colline d’herbe haute

Glissades du pinceau trempé aux larmes d’une ondée

Humecté de la pâte d’un mamelon de pré-montagne

Frisson de la teinte fluide

Couleur broyée au pilon dans ton ventre mortier

Quel champ de tournesols

Quelle plaine pour nos greniers

Les doigts mélangés aux pigments tissent nos méandres

Sans s’attarder aux barrages du bois mort

Rejoindre la mer

Et voguer coquillage

Comme on va au bout de son rêve

Lèvres gonflées de la grand-voile d’un

« Je t’aime »

L’encre a gratté la palette

De sa plume en profilant la carène

Le tube s’est ouvert à remplir l’assiette du flot remontant

Appétit bleu sur canapé irisé

Les chênes-lièges nous ont jeté leurs bouées

Au moulin l’olive a graissé l’étrave

Je t’ai dit jetons nos peaux mortes, tu m’as donné le sein

Le tableau s’est offert à la marée

Plein de secrets descellés, de malles ouvertes au déroulement du rite

L’Art

Maître des Cérémonies

A conduit le thème aux mouvements des formes, par l’équilibre

de la

Lumière

Accueillant le concept

Immatérielle entreprise

Portée à quatre mains de l’autel du Nord

Au sud par la voix de sortie des brumes

Sous le règne de l’arbre, immémorial gardien

Autour duquel nous accomplissons le cérémonial

Pour nous entrer au coeur du mystère de la Beauté

Cette île d’Amour

Île est perdue

Eperdu

Et je ne saurais toujours pas plus d’heure qu’il est

Le tant de vivre à écrire les mots peints

Peut tromper son adresse au mauvais numéro d’un jour sans facteur

Qui a perdu le sommeil dans une bouteille à l’amer

Poste script t’Homme

D’une nuit où le charme s’est rompu d’un bout à l’autre d’une toile restée blanche

D’avoir subi

Une intrusion violant la bulle

Dans leurs flots

mes Noëls

traînent sur eux un froid

de

Styx

Niala-Loisobleu

29 Janvier 2014

Et si le brouillard est moins épais, c’est pas par la reconnaissance de leurs fautes que les autres y sont pour quelque chose. Qu’ils s’en mordent la langue et s’empoisonnent. Je tire l’échelle. Une nouvelle fois. Ce qui rampe ne s’envole que le temps de retomber en piqué. Hier la stupidité s’est promenée dans les rues sous la conduite responsable de parents grisés par une fierté déplacée.  Déguiser des innocents pour se faire reluire, c’est dégrader sa famille.. Le monde est devenu laid par une volonté provocatrice étrangère à la Nature. Abrités à l’intérieur des Récollets, les Gardiens de la Transe Mission, se sont montrés vigilants. D’une rencontre importante, une exposition prochaine va naître dans les mois à venir. C’est le Bon Jour pour aller faire dormir la cabane

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2017

90152cbbc45be3e7f432ebce22d97ff7