Odeur Marine


paper boat floating in a sea

Odeur Marine

 

La rue collée au bout des doigts, il se pourrait que je sorte du lit de la rivière pour rejoindre l’embouchure. Sans que la tentation y soit pour quelque chose, n’en demeure pas moins vrai qu’en allant au bord du quai on a sa valise à la main. Tu te souviens du mouchoir de la gare ? Ce que qu’on a pu voir au travers de ses carreaux humides. Quelque part, tout près d’ici, se tient à toucher  ce qui se sauve devant soi. Ce sont les yeux des lucarnes et leur façon de s’ouvrir qui font avancer les mirages. Un été en automne ça décale l’hivernage des arbres. Laisse courir le flot de tes larmes  sur le tour de l’enceinte du ventre plein de ta femme. C’est ainsi que la vulnérabilité des prédictions se dévoile. Caboteur, ton coeur va d’un pore à l’autre de se qui dresse les poils de ses bras. Ces lieux monumentaux qui se sont arrêtés de vouloir convaincre finissent parfois par éclairer. La parole est un débit de moisson en panne de greniers. Mieux vaut tenir son carré de ciel  à proximité de son cheval pour se mettre à écrire sa prochaine volonté plutôt que l’amertume de ses regrets dans la dernière. Quelque part, je suis de la pierre de la première cathédrale. Celle où le chant n’avait pas encore été incarcéré dans la nef de Noé, à destination du mensonge écologique.

Niala-Loisobleu – 26 Octobre 2017

6 réflexions sur “Odeur Marine

Les commentaires sont fermés.