Le long des Quais 5


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Le long des Quais 5

 

En 1980, j’ai rencontré Francis Hardy, alors Député-Maire de Cognac pour lui proposer de m’occuper d’animation culturelle dans sa ville. De son accueil plus que chaleureux sont nés deux lieux d’animation. La Salamandre (Palais des Congrès), pour les manifestations d’envergure et le Couvent des Récollets pour les expositions personnelles.

Au terme de 53 ans de carrière artistique

je vais ouvrir demain ma dernière expo

dans cette salle du Prieuré des Récollets

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Alain DENEFLE dit NIALA

Artiste-Peintre et Poète

Né à Chelles (77) le 24 Novembre 1933

Fils de Louis-Michel DENEFLE, Peintre et Sculpteur

Ecoles Beaux-Arts et Estienne Paris

Sociétaire : Surindépendants, Violet, Indépendants, Artistes Français, Automne, etc…

Vit et travaille à Paris jusqu’en 1970

1ere Expo Paris 1954

Installé à Cognac depuis 1979

Médaille d’Or et d’Argent : Fédération Nationale des Beaux-Arts, Société des Artistes Français, C.B.A.P.C.,

et Villes de Strasbourg, Caen, Marseille, Avignon, Nantes, Cognac, etc…

Président du Cercle des Beaux-Arts Poitou-Charentes

Président-Fondateur du Salon des Vendanges de Cognac

Président-Fondateur de l’Atelier du Duodénaire

(Cours Adultes et Enfants)

Membre : Maison des Artistes, A.D.A.G.P., C.T.I., S.N.A.P., S.A.D.A.P.P.

Œuvres dans collections d’Etat, Publiques et Privées en France et aux Etats-Unis, Canada, Mexique, Angleterre, Hollande, Belgique, Allemagne, Norvège, Danemark, Suède, Espagne, Italie, Maroc, Japon, Indonésie, (Bali, Java), Asie du Sud-Est (Birmanie, Viet-Nam, Thaïlande), Inde, etc..

Dans la peinture figurative moderne, Niala est classé dans la tendance :

PEINTRES PRIMITIFS MODERNES

RECOLLETS 2017 AFFICHE

LA BOÎTE A L’ÊTRE 25


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 25

L’AUTRE MATIN

Bloc-notes et pars
sans chaussettes
un noeud au mouchoir

Pourquoi ce que l’on ne fait pas
serait-il interdit aux autres ?

3 cuisines, cinq armoires, quelques plantes grasses, un ordinateur, un canapé et deux fauteuils fatigués, en haut d’un escalier à monter
il faut abattre cette cloison avant Pâques

Pourquoi l’aventure devrait-elle n’arriver qu’aux autres
si l’on se vit prêt à tout ?

14 chiens, 1 chat, des poules, des canards, des lapins, un jardin de moutarde, des patates, en Décembre des roses en fleurs, sous un soleil qui pleut, les vieux tracteurs font collection à côté de la moissonneuse-batteuse qui vendange quand le vain est tiré
Aux dalles du palais des marches militaires désertent

Pourquoi il m’arrive toujours de vouloir être heureux
sans suivre pour autant le mode tripes de quand ?
Parce qu’au banal j’ai choisi d’être anormal
en aimant qui veut sans vouloir faire mal résister
à la tentation de l’abandon

Nous n’hâlons qu’à vouloir nous tirer de l’amer
et de ses aigreurs
en nageant contre le courant du jour qui meurt de ses matins disparus
comme si on voulait pas se faire à l’idée
que ce qui nous manque ne vient de ce qu’on a cessé d’aller chercher
les pochettes-surprises de l’amour sont pleines de vide
A la faites fort haine je ne veux pas aller Maman
le manège des hommes
c’est qu’une baraque de tir aux pigeons

Dans ma tête un dieu est et n’est pas
toute la place est prise par l’Amour
que j’en tolère tous ses défauts à ma Terre
en me poussant d’un bout à l’autre de l’Univers
tous mes doigts noués dans sa main à ailes
la Femme que j’aime
musique éternelle orient-occident que les cordes délient

Niala-Loisobleu (Bouches à Tout -19 /10/14)

 

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Le long des Quais 4


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Le long des Quais 4

Que t’as en corps de la colle de nuit aux paupières, voilà que  le rayon comme y disent, qui t’arriverait pour t’offrir la lumière. Merde, ça fait sonnette qui te fout nez à nez avec le couple famélique des Témoins de Jéhovah…

 Pleine Eau
 
 Le cri d’un coq traîne par les rues vides, dans cette chaude après-midi de juin où il n’y a personne.
Le silence, profond comme un grenier à blé abandonné, gorgé de chaleur et de poussière.
Quel désœuvrement sous les voûtes basses de ces tilleuls, sur ces marteaux de portes où baîllent mille gueules de bronze !
Quel après-midi de dimanche distingué, qui fait rêver de gants noirs à crispins de dentelles aux bras des jeunes filles, d’ombrelles sages, de parfums inoffensifs, des
steppes arides du cinq à sept !
Seul un petit nuage, alerte, blanc, — comme le nageur éclatant porté sur l’écume ombre soudain de stupidité la foule plantée sur la plage — couvre de
confusion tout à coup le paysage endormi et fait rêver d’extravagance au fond de l’avenue un arbre qui n’a jamais encore volé.
Julien Gracq

Tu t’ébroues, bon chien, en un clin laisse ton bulbe remettre le crin dans le bon sens. Eureka, les tons apparaissent dans leur intégralité, le suiveur qui n’éclairait que la star s’est pris la pierre de la fronde en pleine poire.

J’aime à mes risques. Voilà ce qui me saute aux yeux. Quand atteint par cette alchimie qui dépasse la sorcellerie, je ne me pose pas la question préalable : Et moi suis-je aimé ? Sacré nuance Bouffi ! Parce qu’il s’agit pas de toujours se croire avoir la plus grosse parce que soi-disant tu s’rais un mec. Non, mais de découvrir qu’en dehors de toi tout peut commencer à exister.

Je vais d’un pas plus clair pouvoir charger les tableaux dans ma voiture. Demain c’est accrochage. Cette expo de par son symbole, du nombre cumulé qui s’arrête, est d’une nouvelle transparence. Un an après, voici le grand curetage en soi, après le retour-départ du fils, pour rentrer dans mon identité.

Niala-Loisobleu – 22 Octobre 2017