Ton Pendu


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Ton Pendu

 

Ourlée de poussière d’étoiles et d’herbes de comètes joueuses,

l’aubade du matin a les yeux verts de prose,

quelques oranges vibratiles aux branches du paradis

sont sorties d’un seul cri de la spirale du cahier, l’élan propulsé hors des limites du bienséant.

De l’eau jusqu’à la tasse des écailles, sous le cuir factice d’une âme appeau de fleur, la radio débite les infos à grands renfort de spots publicitaires. Enroulée en volutes de fumée la sève nicotine sa piquouze de nitrate à l’artère qui avale cul sec la connerie qui rapporte, sans demander son reste.

Des vents, que l’abruti que je suis garde comme fanons en grand pavois sur l’écoutille ouverte d’une vue optimisée, tiennent à flot malgré les risées du voisinage, contraires à la navigation à voile. Les nageoires dorsales de tes cuisses ont des sautillements de brasse papillon quand tes yeux gourmands m’ouvrent l’écluse aux regards transhumants d’une chanson de Prévert

Niala- Loisobleu – 16 Octobre 2017