La Herse


La Herse

par Jacques Dupin
 
 

L’océan rendait ses noyés, les débris de ses barques… J’interrogeais pour deux le délabrement emphatique du ciel au bout du promontoire. Les algues sur ton corps el le
scintillement du sel te disaient complice du turnulle el sœur du silence qui s’édifiait au fond de lui. Mon amour, le vent n’était pas plus rapide au milieu de la mer qu’à
la surface de ton ongle. Mais le vent s’est couché, les oiseaux ne sont plus. Et leurs ailes jonchent la mer. Leurs ailes, leurs griefs : nos impatiences déroutées… Je ne sais
rien de nous, excepté peut-être ce rivage qui s’éloigne dans le matin, excepté cette barque qui n’a pas sombré.

 

Flottant entre les deux zoos du comportement, le tronc commun dérivait  Sur la partie non immergée, on pouvait voir les coeurs que la flèche n’avait pas effacée. Dedans leurs initiales « N’oublies jamais que je t’aime » gardaient l’intime au journal.

Niala-Loisobleu – 20 Septembre 2017

 

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