CHAMBRE D’ECOUTE


CHAMBRE D’ ÉCOUTE

Le bruit bleu des branches dans le vent
bande l’arc de mes tympans.

J’arrache à l’écoute d’un passé
ces pavillons durcis de l’entente
sourds aux appels désordonnés
comme aux coups de massue de l’instant.
Barricade sonore du temps
où s’enroule le retentissant ruban du hasard.

À l’heure des crissements de plume,
des pépiements de pierre
dans le cours vide des ruisseaux,
quand la clarté tonne contre les ténèbres,
je confie la rectitude des pluies
au grondement insatisfait d’un silence.
La profondeur des mers gît dans le ciel.

Ordonnancement des lèvres rigoureuses
sur le visage pâle des flambées.
Les yeux verts attendent au soleil
la révélation d’une grande froidure.

Eric Allard

Protégée par l’armure de confiance, une ombre malfaisante cernait la vue, . Le cheval s’est soudainement dressé, débusquant le serpent dans le fauchage des hautes-herbes et l’arrachage du taillis. Le harnais devient de plomb et laisse un moment toute avance immobile. Son poids est accablant, quel vice peut-il être plus grand que celui d’avoir triché avec l’amour ?

Manipulation, sévit une bipolarité démoniaque au gré des jours.

Fuite lâche à chaque question. Réponse tue à chaque pression sur le mal-blanc.

Ma demeure est à la confirmation du réel, je n’habite pas un mensonge. Mes antennes bipent à mes oreilles de se tenir à l’écoute hors de rendez-vous arrangé.

Niala-Loisobleu – 12 Septembre 2017

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12 réflexions sur “CHAMBRE D’ECOUTE

    • L’enfant, celui qui s’est manifesté au départ dans le vivant de son monde. Celui dont on a voulu. Celui qui sans avoir été consulté, est arrivé. Cet enfant-là dont l’image ne sortira jamais du temps, c’est de cette sagesse-là dont tu parles et dans laquelle avec toi je suis Célestine.
      Une femme jugea que je n’y avais plus droit, le jour où je n’ai plus accepté de vivre en désamour avec elle. C’était il y a 48 ans.
      A bout d’un combat que j’ai jugé préjudiciable pour mes trois fils, j’ai cessé de vouloir faire valoir des droits qui n’existent que sur le papier.
      Le cadet s’est manifesté pour la première fois au bout de 25 ans de silence.
      J’ai répondu vous êtes trois tels qu’au départ, on s’est revus, on s’est réaimez, ils m’ont requittés.
      Sauf toujours le même 18 ans après les retrouvailles…
      L’année dernière, parce que troublant, son dernier fils voulait connaitre son grand-père pour ses 18 ans…
      En fait tout ça n’était qu’un complot monté par le cadet pour m’amener à entrer dans son plan de départ de sa femme et sa famille.
      J’ai été l’objet d’un abominable mensonge en compagnie d’une adorable mère d’une enfant si pure qu’elle dépassait mes rêves pourtant majeurs.
      Mon fils, chercheur de haut-niveau, dont on admire les capacités professionnelles est une chiffe lamentable en tant qu’homme, qui ment à tous propos à lui-même et aux autres, n’a pas eu le courage de m’annoncer sa rupture pour retourner au foyer conjugal…afin de sauver les meubles de gros intérêts financiers.
      En fait c’est lui le pire des trois. Les deux autres ne m’ont jamais fait le moindre mal direct. Ils sont restés inertes. C’est leur droit. Ils sont propres. La saleté vient de leur mère.
      Je ne suis pas homme à gémir. Je continuerai jusqu’au bout de donner, c’est l’amour que je porte en moi qui le veut. Jamais il ne me conduira à accueillir la haine. Je n’aime pas souffrir, aussi ne puis-je faire souffrir.Mais j’interdis qu’on trompe si je suis mis en scène, nuire est une chose que je dénoncerais toujours.
      Désolé de t’avoir fait subir cette histoire à trois balles, ma Céleste. Avec toi, je trouve qu’ elle vaut, c’est pas pareil.
      Je t’embrasse l’amour aux lèvres.

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      • Je te remercie de ta confiance, que tu as aussi dans tes autres lecteurs, d’ailleurs.
        Se lâcher fait du bien, quand on sait que cela tombera dans des oreilles qui ne jugent pas, et qui portent l’amour en oriflamme.
        Je suis toujours sidéré par le mal qui sourd à l’intérieur même d’une famille. Comment peut-on faire tant de mal à son père, moi qui me relève à peine du départ du mien et du manque de ses mains apaisantes sur mes cheveux, comme quand j’étais la petite fille que je n’ai jamais cessé d’être au fond de moi.
        Mais la poésie, c’est ce qui fait toute la différence.
        Le secret.
        Et je te dédie aussi mon dernier billet 💜🦋💜
        ¸¸.•¨• ☆

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        • Toi et moi Célestine, nous ne jouons jamais à l’adulte. Les enfants que nous sommes demeurent encrés dans cette virginité qui fait mature. Tu sais entrer dans ma page comme y trouvant une lumière qui t’est chair. De m’aime que moi je suis caillou de ton chemin pare à l’aile.
          Mes couleurs, bâtissent, refusant le sabotage destructeur.

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  1. Je crois que je dois ma part d’enfant
    Intacte à ma grand-mère. Sa générosité n’a cessé d’augmenter au long d’une très longue Vie traversée de drames cruels. Sa rigueur m’a donné le vrai sens de la tolérance. D’elle je tiens l’amour de la Vie.
    Merci tracesdusouffle.

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  2. Le chambre d’écoute. ..
    …une chambre
    comme un lieu de
    trois(une pomme,une piece,une fenetre) pour l’oeil et
    de rêve pour l’oreille. …
    le son est l’unique fruit à déguster. ..sa couleur peut être
    interprété de différents manières. ..
    et la poésie nous amen
    dans le monde des
    rêves…
    …la,des espaces
    nouveaux ..dans lesquels chaque
    auditeur est invité a construire sa propre représentation à partir de ce qu’il entend…..
    ..le studio prend des airs de chambre des
    métamorphoses…
    (..toujours..il faut panser à être humain…)
    cette fruit était le reflet de pomme-vivante…à cause à sa couleur vive..sur les ….arbres verts. …
    Bonne soirée

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  3. Nous avons des pièges qui nous attendent au coeur d’une allégresse, terrifiante épreuve, on demeure ko debout, Puis la nature intime écarte la rage d’une vengeance n’ayant d’autre but que celui d’étendre le désastre au plus large.
    Merci Les conseils de Ponine.

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  4. La poussière peut s’efforcer de couvrir la luette, ça ne paralyse les bras qu’un instant. Celui de donner aux doigts le moyen de la vomir.
    Merci beatricelise

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