Abois Flottés


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Abois Flottés

Au tri, les jours, suivent un ordre naturel contradictoire. Le poignard d’un dur moment d’omoplates n’a pas été mis dans le casier « haine », il porte des traces d’amour sur sa lame, qu’on décide de ne pas forcément voir. La petite cuillère elle, devrait être interdite de berceau.

Sous l’eau qui étale la mémoire incomplète des traversées, des noms impropres nagent aux côtés d’une m’aime initiale. En pêchant les bulles de ton creux à deux mains, j’ai nourri ma confiance.

La grande marée sans voile blanc, tient la promesse de son oui. En pure perle  sa vraie promesse reste protégée dans l’écrin de l’huître. L’ouragan en frappant biens indécents des riches néantise les pauvres d’une injuste différence amplifiée.

Je pense qu’avant l’intelligence, l’instinct n’avait pas l’ambition  dans sa férocité.

Niala-Loisobleu – 8 Septembre 2017

 

10 réflexions sur “Abois Flottés

  1. L’Issue Dérobée

    Marmonnement

    profonde route ravinée du soleil

    l’un de nous s’appauvrit et nous devance une immense aversion pendulaire le tirant

    plus jamais la terre nue, seule à seul, affrontant le langage désert

    de son propre puits paludéen le tirant

    l’un de nous

    que chaque mot torride a saisi

    (ne forêt nous précède et nous tient lieu de corps

    et modifie les figures et’ dresse

    la grille

    d’un supplice spacieux

    où l’on se regarde mourir avec des forces inépuisables

    mourir revenir

    à la pensée de son reflux compact

    comme s’écrit l’effraction, le soleil toujours au cœur et à l’orée de grands arbres transparents

    Nous courûmes

    des trombes de soleil

    mirent en pièces

    jusqu’au fond de nous la barque

    la terre un unanime roulement de saveurs s’éloignait

    dans la lumière des portes arrachées, trombes

    comme si je naissais, éclairs

    pour fêter un roi

    et toutes les étoiles s’enfonçaient dans la mer

    pour dissiper l’illusion

    élémentaire, et favoriser le ressac

    Sous la frayeur du récit inarticulé

    le soleil

    la signification de l’octroi

    aphasique moyeu

    ton règne

    depuis que la roue me broie

    je le nie

    quelle que soit l’odeur putride des quartiers neufs et les instruments de déclin étalés à nos pieds

    nous dévorons le mâchefer ce qui s’écrit sans nous en contrebas

    l’éraflure et la saveur contiguës et désaccordées

    ce qui s’écrit obliquement sournoisement établissant le calme

    comme une pyramide sur sa pointe

    Sans le soleil, en contrebas

    ce qui s’écrit c’est un corps dont le soubresaut, dont le souffle dont les crocs incestueux…

    un corps où se creuse la route

    de quelle plume trempée

    dans les menstrues de quelle monstre

    à travers quelle grille

    caniculaire

    un corps qui s’éboule, éclate et s’agrège autour de sa crampe

    à nouveau, et se dresse

    faille du ciel effervescent

    Ni conscience, ni lieu, ce qui suit,

    la fin de quelqu’un, son corps

    et dans ce glissement de collines la source

    se dérobe. — ne se résout pas

    un corps lu avec enjouement sous les vagues le tison, la contre-prophétie cpinglée sur le mur de chaux

    ou dans le tiroir un libelle attendant son heure

    Mettant à profit ce laps comme en pleine face une pierre franchirons-nous l’intervalle égarant

    la césure d’un meurtre

    qu’il nous incombe de réitérer sans retard

    nous sommes de retour, la nuit tombe, la mer…

    bètes descendues du soleil

    comment tenir fermée la cage où leurs ombres s’entre-dévorent

    Une branche bat devant le mur blanc

    neuve antériorité surgissante parmi les embus de son cri

    un grand corps machinal bouge fleuve aux membres séparés à la musculature jaune prisonnière comme des nœuds vieux dans le bois

    un enchevêtrement de lettres en filigrane dans ses eaux

    Détaché de la nudité balistique

    dehors, dedans se rétracte neutre inondé

    rasant les murs

    de son ombre violente

    écriture d’arpenteur pour rejoindre la horde

    besogne de bornage et d’illusion autour des foyers qu’elle résorbe

    indice, la lèpre du mur avancé, du mur volatil dont nous sommes solidaires

    jusqu’au bout, jusqu’aux commissures du brouillard…

    retour au signe, à la pierre équidistante

    et le mètre étalon pour un arpent de félicité

    Le soleil le dos tourné

    une ligne nous absout

    ta mort donne le signal : l’évulsion la trajectoire derrière une vitre sanglante et la grande retombée planeuse des éclats emblématiques

    débris de soleil sur le remblai

    Toi. cru mort, seulement dévoyé vers une cible inverse un chemin de ronde avec la salive sèche du renégat

    scrute ta comptabilité stellaire elle atteint l’obscénité

    De ce qui hors du temps s’accumule osselets plutôt qu’ossements l’inscription

    se retire erre dans la forêt comme une-bête une borne qu’on déplace

    restreinte puis scindée

    par la banalité d’un mort

    sans griefs

    et replongée dans son identité violente

    pour en resurgir

    non moins ruineuse que le texte dilacéré du soleil

    Qui ravaude l’aigre tranchée manteau fendu dans sa longueur contre l’accolade

    la boue enfante un oiseau

    et
    Ja conspiration de l’air maternel bien que réprouvé, bien qu’éblouissant

    dur horizon rapproché

    d’un cristal intelligible il résume le voyage

    la piqûre du serpent

    a déposé sur nos langues un immense oiseau entravé

    Nos mains broyées

    par les outils insaisissables

    et la lumière s’éloigne de la plaie

    nos mains énigmatiques

    à force de froisser le plan du temple de

    Louksor

    qui bifurque et bourgeonne à chaque dynastie jusqu’à nous

    le soleil

    au-delà l’insoutenable

    entre chaque vertèbre explosant

    vivants irréductibles

    — et la lumière s’éloigne de la plaie

    Jacques Dupin

    L’assise de la branche coupée dénoyaute le fruit. Merci Madame lit.

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  2. ….il suffit par foi..
    avoir un peu d’imaginations
    pour transformer
    les objets du cotidien…
    Les bois flotté c’est faucille à trouvé au bord d’océan. ……
    sur les plages après le mauvais temps…..
    ………qui peut correspondre à mon caillou…..la définition..doit être
    …..intéressant….
    …aussi
    Merci
    pour les poèmes !
    Cordialement
    Maidan

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  3. Sortant de l’aliénation du pantin qui croit pouvoir se déifier, la nature sort de son silence, plus sauvage qu’un animal blessé.
    Merci tracesdusouffle.

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  4. ….,,je chante » !
    je chante soir et matin..je chante
    sur mon chemin. ..
    je chante ….
    pour les herbes. .
    pour l’air..et
    pour de l’eau..
    et
    je suis hereuse…
    un service de billetterie en ligne:
    -pour decouvrire
    les nouveaux…
    chansons, poèmes
    et poésies. .et les
    bande-annoncés.. ..et je suis hereuse,
    mAfilleDE(nine)LE,
    enfin….
    Mersi
    Bon weekend a Vous !

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