Portée de Mains


 Portée de Mains

Le vide fait, la table tournante parle. Hors l »angle de bois. Du souffle frémit en franchissant. La lame tirant sur la languette du flottant fait appel au parquet. En quête.

Dans le coin photo de l’étagère,  la chaleur sépia se réabonne.

Par une fenêtre perçant la surdité, le fauteuil laisse l’image à seoir en se croisant les jambes. Début de soirée, sort de la boîte à musique. Sur  le fond,  que le crayon suce sans traducteur, la  langue du défunt est reconnue.

Niala-Loisobleu – 29 Août 2017

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La Vérité si j’Mens


La Vérité si j’Mens

 

Mon premier a les pieds empêtrés dans ses ombres, il aile en vol à la tire. Cleptomane de scènes opportunes,  son rôle devient une suite de personnages. Tous désincarnés au départ.

Mon second est un joueur impénitent, son vestiaire est plus vaste qu’un porte ment tôt amiral. Le monde virtuel lui fournit plus de spectateurs que le plus grand théâtre pourrait en contenir.

Mon troisième est un isolant qui coupe tout ce qui tient du vrai en général. Il est la mauvaise pitance, la fumée qui descend le plafond, le connaisseur inculte, l’adipeux de la ligne, fabricant de ses casseroles, hâbleur de ta race con, il ment sous serrement…

Niala-Loisobleu – 29 Août 2017

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