Quand j’peins l’écrit


Quand j’peins l’écrit

Quand plus lourd qu’une pierre à porter de légende mytho, ton jour se prend lui-même en filature, que pourrais-tu espérer qu’il en sorte ? Un proverbe dit qu’il faut commencer par balayer devant sa porte.

Et ça porte.

Le faux est devenu une telle vérité, que plus rien ne lui échappe.

On vit un mensonge.

Enorme difFérence avec la forme mensongère connue depuis toujours. A présent quand c’est pas leurre c’est encore leurre. Evidemment ça corrompt autrement qu’une chanson de Bachelet. Pire qu’une usine éco-musée, un terril de campagne aménagé en remonte-pente pour la déprime. On te pique à gogo, l’addiction se fait lourde (sans miracles). Le climat atteint le mental dans sa dégradation. Basta !

Les abus d’amour en tous genres, preuves à l’appui de conduite strictement intêressées font florès.

A tout ce qui aurait du me pourrir la vie – faut dire que depuis un an, l’entreprise a été menée avec une volonté étonnante – je dis ramassez vos billes j’vais continuer à vivre le plus longtemps possible. Quelque soit la durée qui me reste, sachez que je vais la faire plus belle qu jamais. D’une propreté d’autant plus grande qu’elle sera sans vous, les gales, morbacs de dessous sales, chancres mous, rats dégoût. D’autant que chaque jour sera plus dur avec le Macron que vous nous avez scotché pour cinq ans, voilà un motif qui pourrait se suffire à lui-même. Mes faux-amis, faux-témoignages d’attachement, je vous quitte sans regrets, j’ai donné plus que vous avez pris.

L’Amour ne baisse en rien de son grand A

Bien au contraire il grandit

il s’élève

Lumineux

Sacré

Présent au seul endroit qui ne s’étale pas comme un trottoir où l’on racole. Mon Coeur te garde ma Muse, ton jardin est fertile parce que mieux que bio, nature.

Niala-Loisobleu – 31 Août 2017

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UN CAILLOU DANS LA POCHE 7


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UN CAILLOU DANS LA POCHE 7

 

FLORAISON SUCCESSIVE

La chaude écriture du lierre
Séparant le cours des chemins
Observait une marge claire
Où l’ivraie jetait ses dessins.

Nous précédions, bonne poussière,
D’un pied neuf ou d’un pas chagrin.

L’heure venue pour la fleur de s’épandre,
La juste ligne s’est brisée.
L’ombre, d’un mur, ne sut descendre;
Ne donnant pas, la main dut prendre;
Dépouillée, la terre plia.

La mort où s’engouffre le
Temps
Et la vie forte des murailles,
Seul le rossignol les entend
Sur les lignes d’un chant qui dure
Toute la nuit si je prends garde.

René Char

 

Combien de foi la mer a monté sans descendre ?

Je n’en ai toujours eu que la m’aime idée. Me tenir debout. Croire, dans mon ventre, ça se passe de se faire mettre par derrière. On ne voit pas venir le bruit sourd de la horde quand la terreur ferme sa gueule. Les sabots d’un train de bois n’ont pas de freins pour décalotter la sève de la nappe. En ce monde on ne vit pas ans que ruines, hommes obligent, répandent les croix de bois autour des cratères.

Et des brûlures de l’herbe chercher  à relever les transhumances à l’aide d’une baguette de sourcier. Sans grainetier transgénique d’une grossesse in vitro . L’herbacée est un courage qui n’a rien de goût pour l’héroïsme. Les packs d’eau minérale font suffisamment de tort  à l’étiage des voies humides.

Les trous dans les nuages c’est les narines du Bleu.

Je perfore et signe.

Le vélo-cheval comme l’équin ne meurt que debout.

Niala-Loisobleu – 30 Août 2017

 

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Un Caillou dans la Poche 7

2017 – Niala – Acrylique s/Canson marouflé, encadré s/verre 40×50

Portée de Mains


 Portée de Mains

Le vide fait, la table tournante parle. Hors l »angle de bois. Du souffle frémit en franchissant. La lame tirant sur la languette du flottant fait appel au parquet. En quête.

Dans le coin photo de l’étagère,  la chaleur sépia se réabonne.

Par une fenêtre perçant la surdité, le fauteuil laisse l’image à seoir en se croisant les jambes. Début de soirée, sort de la boîte à musique. Sur  le fond,  que le crayon suce sans traducteur, la  langue du défunt est reconnue.

Niala-Loisobleu – 29 Août 2017

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La Vérité si j’Mens


La Vérité si j’Mens

 

Mon premier a les pieds empêtrés dans ses ombres, il aile en vol à la tire. Cleptomane de scènes opportunes,  son rôle devient une suite de personnages. Tous désincarnés au départ.

Mon second est un joueur impénitent, son vestiaire est plus vaste qu’un porte ment tôt amiral. Le monde virtuel lui fournit plus de spectateurs que le plus grand théâtre pourrait en contenir.

Mon troisième est un isolant qui coupe tout ce qui tient du vrai en général. Il est la mauvaise pitance, la fumée qui descend le plafond, le connaisseur inculte, l’adipeux de la ligne, fabricant de ses casseroles, hâbleur de ta race con, il ment sous serrement…

Niala-Loisobleu – 29 Août 2017

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UN CAILLOU DANS LA POCHE 6


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UN CAILLOU DANS LA POCHE 6

 

Des marais dont le salant s’en est allé dans j’ignore quel grenier. Un vide de deux. Marche à la puce. Il y a là comme un amer vide de trottoir…

L’évent à part Jonasz quand il habite la baleine, l’aqueux de son piano bandé et les dix commandements au bout des doigts, qui, hein dis moi qui n’a pas craché dans la soupe ?

Si à la ligne, il faut un jour passer, ce serait une putain de lacune d’avoir pas marié la marge. Garde le pisse-drû.

Niala-Loisobleu – 28 Août 2017

 

L’Alliance

Cette boue sécharal A Ja fêlure de la jarre, au tressaillement de ma douleur dans sa gangue, je sais que revient le vent…

Le vent qui disperse et le vent qui rassemble, l’inintelligible, le vivant! Nous ne dormirons plus. Nous ne cesserons plus de voir. De pourvoir le feu.

Obscur horizon! Seule brûle la tranche d’un livre, — quand je me détourne.

Jacques Dupin

 

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Un Caillou dans la Poche 6

2017 – Niala – Acrylique sur contrecollé, encadré s/verre 18×24