PEAU TERNE CHERCHE SOLEIL


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PEAU TERNE CHERCHE SOLEIL

 

La moiteur d’une vision s’essuie, monotone, sans mouvement évolutif, tremblote sur le point fixe. On dirait que l’appareil de projection passe un film en négatif. Seul dans la cabine, le bruit de l’appareil fait entendre son simulé signe de vie. C’est un ralenti. Les jambes qui courent en laissant sur place, sans rien bouger de l’air pollué. Où trouve-on les recharges pour les kaléidoscopes ? La lanterne magique se fait les poches pour retrouver le caillou du texte à sortir des bulles, Le jour va entre tenir et lâcher. Il faut séparer les corps étrangers du bleu  pour retendre la corde à linge propre. Il y a ces secousses picturales qu’une toile en attente lance pas par hasard. Déplacer les fourmis amassées dans le chevalet. Cette fenêtre qui donne sur la propreté d’un ciel neuf devrait s’exprimer sans se laisser enrouer par une climatisation nocive aux cordes vocales. Répéter les mots creux ça ne redresse pas la tête penchée du tournesol. Le petit chemin qui passe au travers du grillage pour conduire au pied de la forêt, lui il me parle. Il me dit viens, approche, vois comme l’arbuste a grandi, là où tu avais laissé ta semence embrasser la terre. C’était un matin comme tu les peins. Le corsage déboutonné sur les sauts des seins libres. Pas même une culotte à l’herbe, nu à nu couchés debout l’un dans l’autre, se disant joue contre joue, comme la vie est belle. Ignorant le doute douteux qui détourne au lieu de faire avancer. Tu sais comme l’odeur que l’on assemble soi-même en faisant monter le sang aux veines. La sève à soie, son jus. Pour sa racine. A faire vibrer son arbre. Du fond de la rivière souterraine à la surface du derme. Poils dressés par le même frisson qui ne peut se retenir d’avoir un comportement naturel. Loin des consignes d’une politique de manipulation. S’en foutre ? Non, se mettre plein de foutre ! instinct intact. Le bond qui saute le tronc renversé. Attrapé au vol, façon oiseau-lyre, le baiser du vent, avant que les lises l’aient accaparé de leur chant de sirènes. Le réflexe de l’enfant trouvant le morceau de bois à faire jouer dans la glisse du fil du caniveau. Les broussailles ont trop envahies la traversée, les algues retiennent le courant comme des serpents noués autour des chevilles. Casse le bocal pour qu’on respire, tiens ça pourrait le faire avec ton blanc caillou, si tu le lances à l’intérieur de ta mise sous-vide. Je ne peux pas t’embrasser avrc tes deux jambes sur mes épaules, si t’es coincée.

Niala-Loisobleu – 13 Juillet 2017

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