ENTRETIEN D’EMBAUCHE


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ENTRETIEN D’EMBAUCHE

Un claquement aux flancs de la ligne de mire, remue la torpeur d’une conversation mise en consigne. Le voyage des mots est au quotidien la vacance des problèmes de circulation. Ni la vitamine pas plus que l’extase scie ne savent conduire à l’équilibre qui tient sur le fond de la liaison continue. Tous ces portables qui ne savent plus se taire, causent en continu à tort et à travers. Tu peux te faire renverser à tous moments par un quidam collé à son mobile. Regardant la façade des maisons, je cherchais dans le linge accroché aux fenêtres, le souvenir d’un coup de battoir au lavoir. Le fessier mouillé jusqu’aux genoux les lavandières se racontaient leurs amours d’une voix en ayant gardé l’odeur. Ah, fallait voir l’eau claire comme elle te rinçait  les pores qui s’étaient mis à la colle sur la literie. Le sain était grand ouvert, je me souviens comme j’aimais y poser mes yeux à téter. Curieux du bon côté. L’herbe se tendait à deux pas, toute languissante de voir et d’entendre la nature parler sans qu’un besoin de prompteur, la machine à faire lever et applaudir, se mette à diriger la conduite à tenir. Nature, bordel ce que tu sens bon. T’as autre chose dans la pigmentation qu’une fausse idée de bulbe en panne d’imagination. L’aisselle c’est fait pour ne pas s’évanouir. Aussi ce matin que je te pense, chaude de l’oreiller, tu devrais bien comprendre mon envie de te passer à travers seins, pour un raccourci qui rallonge le chemin du terminal. L’eider ou l’oie qui t’as marqué la joue, me fait sa plume pour t’écrire en corps tout le long du long de tes vallons.

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2017

34 réflexions sur “ENTRETIEN D’EMBAUCHE

    • Habit unques ne vi si cointe, Ne dame en son habit si jointe : XVI

      Pour ce un petit en parlerai,

      Ne ja le voir n’en cèlerai.

      D’azur fin ot un chaperon,

      Qui fu semés tout environ

      De verts et jolis papegaus

      Eslevés et tous parigaus.

      Mais chacuns a son col fermée

      Avoit une escharpe azurée,

      Et toute droite la blanche ele

      Et leur contenance étoit telle

      Que li uns devant li regarde.,

      L’autre derrier qui fait la garde ;

      Ainsi comme dame doit estre

      Surgardée à destre et à sénestre.

      Là doit elle bien regarder,

      S’elle vuelt bien s’onneur garder.

      Vestu ot une sourquenie

      Toute pareille et bien faillie,

      Fourrée d’une blanche hermine,

      Bonne assez pour une ïtoyne.

      Mais la douce, courtoise et franche,

      Vestu ot une cote blanche

      D’une escarlate riche et belle,

      Qui fu, ce croi, faite à Brusselle-

      Et si tenoit une herminette

      Trop gracieuse et trop doucette

      A une chaînette d’or fin,

      Et un anel d’or en la fin,

      A lettres d’esmail qui luisoient

      Et qui, gardez moi bien, disoient :

      Tu, qui sces jugier des coulours

      Et des amoureuses doulours,

      Dois savoir la signifiance

      Et de son habit l’ordonnance

      Agnès de Navarre-Champagne

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  1. Les mots sans qu’on les craigne ont d’effrayants pouvoirs,
    Ils sont les bâtisseurs hasardeux des pensées,
    L’âme la plus puissante est parfois dépassée
    Par ces rêves actifs que l’on voit se mouvoir.

    — Laissons se balancer dans leur ombre décente
    L’excessive tristesse et l’excessif besoin !
    Confions le secret ou la hâte oppressante
    Au silence sacré qui ne les livre point.

    Un souvenir dormant cesse d’être coupable,
    Tout ce qui n’est pas dit est innocent et vrai ;
    S’il consent à garder sa face sombre et stable
    Le mensonge lui-même est un noble secret.

    Ô Vérité tentante et qu’il faut qu’on esquive,
    Monacale pudeur, effort, renoncement,
    Sainteté des torrents retenant leur eau vive,
    Solitude du cœur et de la voix qui ment !

    Tendresse de la main qui parcourt et qui lisse
    La vie atténuée et calme des cheveux,
    Tandis que le désir se prive du délice
    De déchaîner l’orage éloquent des aveux

    Résolution pure, auguste et difficile
    De n’accaparer pas l’esprit avec le corps,
    De rester étrangers, pour que le plus fragile
    Ne soit pas prisonnier de l’ineffable accord !

    Feintise d’être heureux en dehors de l’ivresse,
    Accommodation aux paisibles instants :
    Plus que les cris, les pleurs, les secours, les caresses,
    Vous êtes le mérite insondable et constant !

    Anna de Noailles.

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  2. Tortueuses venelles qui se présentent comme des avenues, tous sourires et miroirs aux ah vous êtes. Le mensonge en son utilisation bornée à la conquête ne peut se parer d’excuses. Oh ça n’est pas par manque, car le menteur ayant toujours raison, en trouve plus qu’il en faut. Hélas ce qui est pieux ici n’est pris que comme couche pour racolage horizontal.
    Je suis vertical par essence Marguerite. Une vertu qui est totalement dangereuse, vu comme elle attire les chiennes galeuses, les chiens ne l’étant pas moins, ayant à faire ailleurs. Seulement le fait d’être pris pour un con n’engage que celui qui pense vous rouler. Car ça ne m’ôtes absolument rien de ma perspicacité et don de double-vue. Cela fait partie de l’étude sans cesse poursuivie du genre humain. Un éternel apprentissage qui a tout du chemin de croix, même pour un mécréant.
    Excellent choix que le tien Marguerite, que celui d’Anna de Noailles. Elle fait partie des avisées sachant ce qu’est la race humaine. Qui ne s’apprend qu’en en souffrant.Merci, je suis sensiblement touché par ton retour. Je t’embrasse et te souhaite une bonne journée.

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  3. En retenue je me sentais et,je n’osais plus venir oh! je sentais que tu avais une cuirasse et je n’osais m’aventurer.Merci pour cette appréciation claire et sympathique ce n’est pas face à un mur vertical que j’ai face à moi mais quelqu’un qui aiguise ma curiosité .Il y a quoi derrière ce mur vertical? un miroir à trois faces? Je ne sais pas!!! je suis si claire que j’ai peur de me casser le nez.Belle journée l’oiseau vole encore toujours plus haut.(moi,j’ai des petites ailes:) )

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    • Mon miroir n’a que deux faces, le devant et le derrière, celui d tout Janus dont il faut connaître l’existence. Il n’y justement rien de ces gobe-mouches que la plupart possèdent. D’où la seule difficulté à le comprendre, parce que l’individu n’est pas pas formé à le voir, formaté qu’il est à mentir et paraître autre que ce qu’il est. Je n’ai que la vérité pour visage. C’est une arme redoutable ici-bas, simplement parce qu’elle parle carré et non trafiqué au goût du jour.
      Merci Marguerite.

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  4. Tout ce que tu vois, le ciel, la mer, les nuages, les terres, Ta main ferme et ouvre tour à tour. possède tout seul la garde de l’immense univers; le pouvoir de faire rouler les gonds T’appartient sans partage. »est-ce toi Janus? sais tu que Janus n’avait pas une double face mais selon certaines mythologie 4? Je ne suis qu’un Elfe qui passe,une petite chose toute petite mais vraie.

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    • Janus a toujours eu deux faces. C’est là que réside tout sa signification. Et bien que peu le sachent, tout le monde à son Janus, Comme chaque individu possède son yin et son yang. L’intérêt de son Janus tient dans la connaissance qu’on en a. Elle est notre miroir constant. Celui de nos qualités et de nos défauts.

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    • J’ai tant voulu franchir l’amer, que j’ai appris à mes dépends que la nage en ô claire est la plus difficile, tant d’écueils cachés en profondeur et d’épaves à la surface font un ensemble de pièges amenant le plus souvent à la noyade.

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        • Ah Voltaire, qui plus que moi t’a suivi dans ton jardin en Candide, défendant bec et ongles le bon goût en toutes choses. Commençant par le début, en en prenant connaissance. Je serais menteur, malgré toute la force que j’ai pu mettre dans l’espoir d’une humanité meilleure, si je ne reconnaissais pas le mépris que l’homme en a par son ignorance crasse que tout développe au-delà du bon sens. Non je ne suis pas aveugle. Et c’est sans aigreur que je dis l’imposture, juste avec toujours un reste d’espoir insensé.

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    • Les suiveurs de moutons sont tout sauf des bergers. Ils n’indiquent rien qui vienne d’eux, volatiles qu’ils sont d’un manque absolu de personnalité. Juste fans de modes de tireurs de ficelles pour pantins. L’hit parade d’été sans pouvoir être du tube.

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      • On dense bien mal sur le champ stérile des sirènes dans la musique d’un tube d’été. Reste au bord du sable blanc Marguerite, là où l’eau n’est que transparence, sans qu’un requin mâle ou femelle puisse jouer de son unique voracité de dents.

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  5. Un champ(chant) stérile n’engendre rien d’utile si je reste prés de lui, ce que je suis partira comme le sable dans le désert. La plage je n’y reste pas longtemps je suis juste un petit vent c’est celui qui fait frémir l’eau bleue de la mer qui calme et tranquille peut se mettre en colère .je ne suis qu’un horizon infranchissable.merci loiseau:)

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