LA BOÎTE A L’ÊTRE 21


main-header_father-nature

LA BOÎTE A L’ÊTRE 21

LES CONTES DE L’INVISIBLE

Il y a une fois

qu’il était

un point suspendu se balançait

cerf-volant croisant dans son paradis Bleu

S’il s’interrogea des fois, mit long  à comprendre qu’à vouloir trouver réponse à tout on s’éloigne du Centre, droit dans le mur du Triangle des Bermudes

Bien sûr il y a

les parents

les frères

les soeurs

le mari ou l’épouse

les enfants

le patron

l’épicier

la voiture

les godasses à changer

et l’abscons qui répond toujours pas au téléfon

Mais mon dos

il me fait bien moins mal

quand j’écoute mon coeur à vélo hâler

et que je marche dans le sens de mon âme à bois

en sortant mon oeil de l’herpès pour gratter le besoin de Lumière

J’ai toujours le même âge

dans l’état civil

mais

la vérité

c’est qu’à devoir traverser

mieux vaut garder son tablier et ses culottes courtes

en déchirant tous ses papiers

puisque mourir pour mourir

vaut mieux vivre

Elle est là grande ouverte

a pas bougé

au bord de l’Amour

Ma qu’Aime

large

baie entre

regardant de la bonne moitié de la bouteille

tendue comme un promontoire

pour que j’habite chez Elle

Rut de la Plume d’Encre.

Niala-Loisobleu – 9 Janvier 2013

 

P1000901

A BON ENTENDEUR


16532512_15603790_70166211

A BON ENTENDEUR

Tu serais l’éternité du mouvement statique

avoué

que je n’aurais eu  qu’à me taire pour tes phrases inertes en creux

camouflant une obstination de désamour maquillé cruellement

dans un mélange de ferveur si ostentatoire

que ça  fait même fuir les mouches du cocher

De l’âtre diabolique d’où tu sortis

j’écoute les flammes remettre aux chenets tes pieds fourchus

sans crépitement de bois vers la force du sentiment

Plus chaud d’ardeur qu’une fausse-promesse de marché libéral, tu meurs. Le temps de dire ne sera plus pressé comme un citron dans de l’ô gazeuse à l »étouffée, mains tenant le silence vomit ses retenues sur les Je Nous du Prince des Brigands. L’incitation au semblant est mise en fausse-couche et Toi qui ment d’ordinaire, tu vas être mis atone, bâillonné du canon de pêché bel. Tes façons éhontées d’user d’arnaque au sentiment selon ton gré et avec force likes, seront désormais sous haute surveillance d’un sniper adepte du tir sans sommation: parfaitement au courant de ton identification, éliminant ton anonymat. On ne peut laisser piétiné ce qui est humain et être en permanence humilié. La décence, tact élémentaire du respect de l’Autre exige sa légitimité de reconnaissance. Mépriser à l’extrême au nom de l’élitisme (plus que douteux) quand ça déborde, ça déborde. Cabot de mon cul, je refuse tes merdes sur le trottoir de notre Vie. Le Monde selon tes yeux c’est que du pipeau.

Niala-Loisobleu – 31 Juillet 2017

 


main-header_father-nature

LA BOÎTE A L’ÊTRE 20

NOCTURNE EN PLEIN JOUR

La chaleur descendue en dessous de zéro, monte. Les rues sans bonnets toussent portes closes, brrrr les affiches décollent la goutte au nez des murs. Qu’il fait froid au café, au pouce, on ne voit plus le moindre couple d’un canard couper la rivière en dérive. La désinformation peine à tisonner sous la cendre, un ersatz de braise, d’ici à ce que le rédacteur du courrier du coeur infarctuse il n’y a qu’un tout petit fusible.

Nocturne en plein jour

Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux

Dans l’univers obscur qui forme notre corps,

Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent

Nous précèdent au fond de notre chair plus lente,

Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes

Arrachant à la chair de tremblantes aurores.

C’est le monde où l’espace est fait de notre sang.

Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants

Ont du mal à voler près du cœur qui les mène

Et ne peuvent s’en éloigner qu’en périssant

Car c’est en nous que sont les plus cruelles plaines

Où l’on périt de soif près de fausses Fontaines.

Et nous allons ainsi, parmi les autres hommes,

Les uns parlant parfois à l’oreille des autres.

Jules Supervielle (Extrait de La fable du monde)

Les 29 coups ont sonnés derrière ton entretien de la moto et de l’arbre mon vieux Coluche. Malédiction ou bon choix ? On se demande si t’aurais pas eu la prémonition angoissante du visionnaire de l’à venir de la machine infernale à broyer dans laquelle tu s’rais corps et bien passé…aspiré par un rire se retournant contre son auteur ? L’ire au nid, couve. L’indécence sort du chapeau.

Mais dam, un pet foireux, dans cette absurde comédie, pourquoi pas, on est pas à un dessous merdeux près.Au point que je pense que ça permet au fromager de laisser croire qu’il est aux manettes. Curieux cette façon d’être partout sauf à bord du France, pour diriger le pays. A moins que ce nom ait été repeint sur l’épave du Titanic ? (*)

J’ai gardé ma fenêtre ouverte, m’aime si dehors y a que du froid, de l’absence et de l’ingratitude, la chaleur qui sort de chez moi vaut mieux que des bonnes paroles.

Niala-Loisobleu – 28 Novembre 2013

  • Hollande était aux manettes quand j’avais écrit cet article. Je m’étais pas trompé en pensant à l’époque, qu’avec lui on pouvait aller qu’au pire. Maintenant on a Jupiter…ouah, à nous, on coule à pique !

On écrase l’humain au point de ne plus lui laisser le minimum de conscience de la place où il est. Il divague, éreinté d’avoir nagé sans voir la côte approcher. La fatigue du désemparé va bien au-delà du physique. Le bulbe paralysé gèle tous les organes. Mais heureusement il ne perd rien de son âme. Il a juste du mal à vivre avec dans ce foutoir de pressoir de merde.

Niala-Loisobleu – 30 Juillet 2017

tamara-de-lempicka-dormeuse

Dormeuse – Tamara de Tempicka

LA BOÎTE A L’ÊTRE 19


main-header_father-nature

LA BOÎTE A L’ÊTRE 19

MOUVEMENTS DE LUNE AU BALCON…

Ma pensée coureuse dévale

Au long de tes dunes

Dans un élan périlleux

Chutant au bas de tes riens

Sables émouvants

Que mes doigts agrippent aux oyats

Graminées qui retiennent tes parfums

De vent marin

En me poussant vers le lointain

Tout en me tenant au coeur du marais

D’où tu t’évapores

Avant de me noyer dans tes vagues

Blanc d’écume

Comme on boit flottant

Au travers du philtre de varech luisant

Niala-Loisobleu – 2009

tamara-de-lempicka-kizette-balcon

Kisette au balcon – Tamara de Tempicka

Je vous le dis avec des Fleurs !


Je vous le dis avec des Fleurs !

Repoussant dehors la fausse plante-verte de la fenêtre, jetant les miettes des fosses-nouvelles au vide-ordures, ainsi que l’étoile à régner présidentielle dépassant largement du  plafond, mon for-intérieur en pleine manifestation du transit hurla, fais-chier, en s’ouvrant d’un désir de vivre autrement que dans un incendie, un coupe-gorge où un parlement de néophytes incompétents

-Si j’offrais des fleurs ?

_Ah oui mais à qui

-Ben à la Vie Bouffi, moi je la trouve gironde sous ses dessous mal foutus !

Niala-Loisobleu – 27 Juillet 2017

calb680P1000252_JPG

 

 

LA BOÎTE A L’ÊTRE 18


main-header_father-nature

LA BOÎTE A L’ÊTRE 18

LOISO SANS FUMER CHEMINE….

La route droite

Comme un faux-rebond de balle

S’est tordue les arbres

Pour regarder les bornes dépassées

Sur les ondes d’une radio l’eau cale

J’entends grésiller

Ma canne à pêche

Qui mouline en tire-bouchon

Allo quelle nouvelle

Fait une voix off

Au bout du fil

Nylon ni court

De mon fleuve tranquille

C’est coulant c’est cul l’homme

A cloche-pied

D’ile en oeuf de Pâques

Et de poisson en Avril

Sur les berges étalées

Comme un jour de foire

Quelques puces font leur marché

Devant des cages abandonnées

Des lapins prennent rendez-vous

Sur un cheval en bois

Un enfant tire la natte

De la rouquine

En criant

Maman chat mord

Tant mieux pour toi dit le Père

T’auras bientôt un p’tit frère

On entend un grand bruit d’Elle

C’est le p’tit t’oiso qu’est sorti

Dans le ciel la lune a tout enregistré

Au bout d’un tunnel d’épais nuages

Des anges malicieux font la queue devant un sex-shop

Hier au loto ils ont gagné une prothèse

Sur un grand panneau publicitaire

Devant le cimetière on peut lire

La vie est belle…ne la ratez pas

N-L Février 2010

calb685P1000290_JPG

 

 

GR VÎNT


P1000852

GR VÎNT

 

la géographie de ton odeur

en découpe

croise et décroise les jambes – les oliviers s’arrachent du figé

 

les montres molles affalées sur les transats

souffrent à tenir le paysage en place

reste ce clapot de Toi en calanque qui grotte son effigie

 

il y a l’évent passant le col

l’essaim dénigrant le corps sage

le m’aime va-et-vient tenu par l’amarre qui nous porte à cogner

N-L – 25/07/17