CHEVAL DE POSTE


CHEVAL DE POSTE

Piqueté

de chants d’oiseaux

un ciel bleu

pédale

Les mots du chemin vert

toujours debout

n’ont pas eu le Rubicon à franchir

Le vent porte à porte tient la foulée du cheval de poste changé en relais. Les feuilles du tronc vertical ont l’encre dans la veine, roulant au rythme de la plume nourrie par les voyages en quête d’apprendre sans négoce. Les froufrous du bloc-notes remuent la pensée de leurs doigts au plus fou de leurs caresses. Un tableau picaresque, des villageois, des meules, que de feux de St-Jean ils tiennent dans leur amadou. Saute ma Muse, je ricoche d’une rive à l’autre. Pont-levis et herse libres de droits.

Niala-Loisobleu – 25 Juin 2017

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A TROIS PAS


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A TROIS PAS

 

Je n’étend pas la main, trop peur de perdre le murmure de l’eau qui sort d’un non-sommeil de repos. Les arbres s’étirent, la chemise de nuit que tu n’as pas mise offre ton corps libre. Tu sens l’amour. L’amour qui ignore l’essoufflement. Quand les premiers oiseaux vont t’apercevoir, ils tireront l’herbe de dessous le contoir où nos reins ont fait la veillée. Je te sais âtre. Il peut faire frais dehors. Tu es toujours étincelante.

La rosée foulant les collines couvre la retraite de la nuit qui s’enfonce dans les sources pour vivre du sang des pierres.

Le jour qui n’est pas dans les arbres,

qui n’est plus dans le ciel,

qui ne sera jamais sur la terre

fixe une femme encerclée par sa nudité.

Voulant parler au soleil qui se tient là-bas comme à une rampe, la moisson cherche des mots qu’elle ne sait dire qu’au vent.

Les murs, pleins d’espoir, se retournent au passage du matin,

mais il avance indifférent sans les délivrer de leur prison.

Un dormeur, qui n’a plus de nom, le front ouvert d’un éclat de soleil.
Il n’est plus qu’un visage avec un c< reposant à l’autre bout du monde.

L’ombre ne protège plus l’objet qui sort de sa cachette, toujours aussi gauche dans le balancement de la clarté.

Qui arrêtera la marche des rues hors de la ville fermée comme une hors du village couché dans les blés de tout son cadavre de calcaire ?

Le soleil et l’eau ne font plus qu’un mais aucune de mes mains ne réussit à prendre au ciel une seule branche de lumière.

Lucien Becker
Je garde présent ce moment où me disant « Douce nuit » nous sommes entrés dans ce rêve concomitant. Un seuil à nous deux. Corps bi-porteur vers le jour avenir. C’est l’instant magique où tes seins veillent pendant que nous embarquons dans le sommeil. Ils font la ronde autour de ce que nous avons mis en attente.
L’été nous sera.
J’aperçois….mais chut. Laissons mûrir les vagues des cheveux pendant qu’elles lèchent l’oreiller. Ne  réveillons pas les hommes, j’ai caché la clef de leur cage.
Niala-Loisobleu – 25 Juin 2017

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