TINTIN


TINTIN

Qu’est-ce qu’un jardin peut dire au coeur de son taire que les feuilles cachent au quotidien ? Emoi, la motte frémit, une eau sans nom, discrète, effacée. Tant de ce qui s’est tu n’a été entendu

. La vie est un visage qui se découvre derrière ses yeux. Au loin du fard, le regard ne rimmel à rien. Cette enfant qui fut une petite fille n’a fait que dire à sa poupée, prends mes ficelles pour me jouer femme comme le jour t’inspirera. N’oublies surtout pas de m’éveiller princesse. J’ai trop de mal à m’endormir au naturel. Le petit garçon d’à côté posa son cube en lui disant : tu sais je suis rentré dans ta dinette bien souvent pour déjeuner avec toi. Des idées plein l’assiette. L’épicerie qui se la joue odeurs de tapis-volant a des encens plein ses réverbères. J’aime l’épice le long du mur, dit Milou le chien en levant la patte, avant que la cloche coupe la récré. L’appareil ne pensera qu’à la place des hommes, les insectes et l’herbe, tout ce qui fait mon jardin de cabane restera libre. En dehors du système qui compose avec les je t’aime à tous propos. Mettre un petite culotte aux fourmis ça n’existe pas.

Niala-Loisobleu – 22 Mai 2017

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5 réflexions sur “TINTIN

    • Pour ça, c’est sûr qu’il s’en passe des choses en mon jardin,. Au propre comme au figuré. Une longue histoire que la durée courte abrège, tout comme un saut de puces qui fait tellement les trottoirs que ça dépasse le p’tit vide-grenier occasionnel pour faire marché genre St-Ouen. Dans le tant que je fus conteur, rien des longues veillées que j’ai eu avec mon ch’val ne m’a sorti de la mémoire. De toute façon j’suis du genre que les histoires de coeur effacent pas. Tiens un jour que t’auras un désert à franchir, prend-moi comme chameau Stéphanie, tu manqueras pas d’ô.

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  1. Qu’un pétale que le vent tire sur sa balançoire, la mer en face, pour modèle, voilà l’élan qui ignore la ruée vers l’hors. Tout n’est qu’intérieur.
    Merci beatricelise.

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  2. En ces jours où le temps fait colère, mon jardin se tient serré à l’amarre. La tempête fait son nettoyage de saison, l’air est renouvelé en permanence. L’air est totalement libre, un festival du silence dans le hurlement du vent et des vagues !
    Merci Gao Ruyu.

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