SI TOI AUSSI


SI TOI AUSSI

Je te laisse tout ce que tu n’as que des autres
à quoi me servirait-il de mettre ce que tu montres du doigt
j’aimerais tant t’entendre à fleurs vêtue
défaite de ce qui fait couleur de robe en noir
sans arriver à terme d’une course après l’arc-en-ciel
que tu ne sais pas par où on s’y rend par manque de lumière
ses odeurs leurs goûts je me les roule sur la langue
mieux que si avant toi j’y étais passé à table
en broutant les traces laissées par les passages sauvages des naturelles effluves
A remuer le diable combien ont un fils de dieu à la tête de leur lit
aussi cloué sur place qu’eux ?
Tout ce qui sent la solution d’apothicaire bouille du crapaud mixé serpent ballet de sorcière
Des hommes j’en ai tant vu remuer la terre
que de leur tombe est sorti un chant où la pierre en vibrant donnait l’étincelle à tisser le bleu
Que me reste-t-il hors le refus de croire que le miraculé serait le remède à la maladie d’amour
Ce qui en chemin a déchaussé dans l’ornière avait certainement de soi un défaut du lacet
je n’attends rien d’une désespérance assistée
mon âge est d’aimer sans prendre l’état civil en conte
pas plus que la norme d’un étalon plus coupé des joyeuses qu’un gardien de harem
Et alors il n’y aurait que pas d’âge pour haïr
et une file de ralentissement passé une dizaine acquise
la règle ne fait loi qu’à devoir la vivre de A jusqu’à Z
Quelque ciel posé sur ma tête qui soit je n’ai pas plus d’ombrelle que de parapluie en couvre-chef
je vais décalotté le poil au vent
embrasser à grands yeux l’ouverture de ton âme
à reconnaître
sans la vouloir dépendante de mon corps
notre Amour ne faisant plus qu’un de nous deux librement consentis
Le mystère fait partir la rencontre d’un continent à l’autre
sans dépendre de l’apport matériel exigé par un loueur de nuit de noces
Si toi aussi
tu n’as pas regardé le jour du calendrier pour choisir de partir m’aime en décalage
tu as fait le premier pas de ta dernière erreur de calcul…

Niala-Loisobleu
13 Octobre 2014

4 réflexions sur “SI TOI AUSSI

  1. La nuit s’est étendue au pied des montagnes… L’horizon chante dans les pierres et d’un sourire doux la lune déchire le noir linceul étoilé… J’écoute la mélopée arménienne de Minassian… J’insomnie le temps dont mon cœur bat la mesure inexorable… Fulgurant, indomptable l’amour qui m’habite se répand dans la nuit et court vers de Maritimes contrées… Et je suis là dans les draps bleus… Immobile…

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