SEL SCELLE


SEL SCELLE

Je n’existe que du goût

que le vent cueille sur tes toits

des mousses que tes draps

ont offert aux fenêtres

des matins de palmes

ouverts sur les jalousies fermées

Encore nus

nous écoutons l’oiseau lyre

tendre les cordes des instruments

dans la première parole des cabestans

L’intention de ton pas

va au-devant des marées

blancheur gardée

d’une adolescence caressée au bois flotté

Niala-Loisobleu – 3 Mai 2017

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