PROMESSE 2 / L’espoir ça prend toujours racine au plus bas.


PROMESSE 2 / L’espoir ça prend toujours racine au plus bas.

 

Le cagibi en déballant un effet de veste, offre en dernier recours, de quoi sauver le mal de coeur du vomir par-dessus bord au bastingage. Ma foi, tout est là pour satisfaire le nécessaire à fabriquer un épouvantail qui sauvegardera les oiseaux avec une nourriture non-empoisonnée. Le filet ajouté à la glu de l’oiseleur, trop c’est trop pour l’équilibre du symbole de la liberté absolue. Vole ô mon zoizo, vole et aime la beauté qu’il faut garder dans la perspective avenir. Quand ce fut la guerre et toute sa misère, mondiale, coloniale et sociale, le rationnement a forcé à inventer, pour compenser et maintenir. Le sang versé valant davantage que le sans temporaire. L’espoir ça prend toujours racine au plus bas. Quand t’as tout, vouloir en + c’est hâler le gâchis. M’est avis que le bleu va remonter plus haut dans mes bourses que dans le crack qu’à rentes…

J’aimerais à en mourir plus loin !

Niala-Loisobleu – 26 Avril 2017

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HEURE D’ETAIS


HEURE D’ETAIS

Le  dehors baigne dans la lumière cassée

Si le ton primaire n’était chaud la couleur se rabattrait sans doute

Il n’y a pas que les hommes pour s’égarer

La matière n’est pas à l’abri d’une erreur

Et puis c’est si facile de se laisser dériver surtout quand l’attente épaissit en opacité

Nous avons longuement dessiné ton nom aurait dit Eluard

en donnant au noir du fusain ta bouche sanguine  à qui parler en liberté

Personne pour répéter l’embouche  de nos attouchements picturaux

Les doigts de pinceaux ne sont pas plus exhibitionnistes que la pudeur de mes mains

Quelque part rien, n’existait pas

Temps tu naissais où j’étais

Blanche hyménée

Niala-Loisobleu – 26 Avril 2017

(Hymen et Cupidon – Peinture d’Alfred Stevens)

 

 

Mot à Mot 6


Mot à Mot 6

De l’hermétisme des données

A l’abri de toutes arguties
seul à loisir le génie se transcende

Albert Ayguesparse

Encore fumant le jus de chic concocté dans l’ombre par le déchu, en fin de mandat, miroite de lui m’aime, l’égo bandé à l’extrême par maman qu’il se brosse à reluire faute d’avoir au programme inventé la poudre de riz,  c’te vieille gagneuse des trottoirs de la pénombre. Vise le fauteuil comme une Emmanuelle du tant passé, cherchant l’orgasme à bans coqs, prêt atout rater comme dab. On change plus une équipe qui perd dans l’esprit libéral.

Au moins pour une fois, on aura  jamais eu moins peur de perdre la foi, la réussite est  assurée pour cinq ans

Niala-Loisobleu – 25 Avril 2017.

Henri Julien F_lix Rousseau - Mauvaise surprise

(Mauvaise surprise – Le Douanier  Rousseau)

UNE VALSE POUR RIEN


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UNE VALSE POUR RIEN

Quand mon docteur m’a dit: vous allez bien j’ai su que j’en avais en corps pour 23 € dans la sans thé ni couronnes et suis sorti vers mon téléphone pour dire à l’ô, à l’ô, pareil que l’innocent qui s’y croix.

Tu vas peindre, parce que c’est ta Promesse du premier jour, celle que tu as lancé à la gueule de tous tes contradicteurs qui disaient faire artiste ça prouve qu’on est un vaurien. Longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu…te v’là encore, pareil qu’hier. M’aime connerie, m’aime connard, m’aime, m’aime, m’aime !

T’es français, c’est pas une raison pour baisser ton pantalon et te faire mettre si c’est pas ton choix, vas-y mon Alain chiale ta peine dans l’arc-en-ciel de ton art de rester à part. Le rendez-vous manqué c’est lié à un tant présent pas facile à trouver. Les Allain avec deux L ou sans ça saigne écorché.

Niala-Loisobleu – 25 Avril 2017

Une valse pour rien

Tu valseras pour rien mon vieux,
La belle que tu serres dans tes yeux
Ce n’est pas de l’amour
C’est une envie d’amour,
Tu valses avec une ombrePas d’amour, pas de guitariste
Ta solitude est seule en piste
Et le bal terminé
Le jour fera tomber
Les belles que tu tombesEt le froid glacé du matin,
Pauvre chien,
Fera tomber tes fiancées
Toute la nuit t’auras valsé
Une valse pour rien
Pour rien
Une valse pour rien
Pour rien

C’est pour rien que tu valseras
Tu tiens du vide dans tes bras
La chaleur que tu sens
C’est celle de ton sang
Qui valse dans ta veste

Y a pas d’amour, y a pas d’orchestre
Tout ça se passe dans ta tête
Cendrillon a laissé
Au fond d’un cendrier
La cendre de ses gestes

Et nous voici déjà demain,
Pauvre chien,
Rentre ton coeur dans son étui
T’auras valsé toute une nuit
Une valse pour rien
Pour rien
Une valse pour rien
Pour rien

Tu valseras pour rien mon vieux
La belle que tu serres dans tes yeux
Ce n’est pas de l’amour
C’est une envie d’amour
Tu valses avec une ombre.

Paroles: Allain Leprest. Musique: Luis Sylvestre Ramos   2005  « Donne-moi de mes nouvelles » © Tacet autres interprètes: Fantine Leprest (duo avec Allain Leprest, 2007)

Le vers à soi (Promesse)


Des rues où les sens ont changé, les trottoirs n’ont plus les facades du regard que j’en avais gardé. Depuis quand ? C’est vrai, je n’avais pas remis les pieds dans cette ville depuis des années. Quatre, cinq, plus de trois c’est sûr…qui a bidouillé la direction ? Peindre. C’est le seul moyen d’espérer toutes les réponses.

« Là où demain ira, reste question de couleur de son vers à soi. C’est promis » m’a dit un vieux con.

Niala-Loisobleu – 24 Avril 2017

DES PROMESSES …EN DAUBE


DES PROMESSES…EN DAUBE

« Je comprends fort bien ceux qui avaient refusé de suivre de Gaulle. Ils étaient trop installés dans leurs meubles, qu’ils appelaient la condition humaine. Ils avaient appris et ils enseignaient « la sagesse », cette camomille empoisonnée que l’habitude de vivre verse peu à peu dans notre gosier, avec son goût douceureux d’humilité, de renoncement et d’acceptation. »

« L’absolu me signifiait soudain sa présence inaccessible et, déjà, à ma soif impérieuse, je ne savais quelle source offrir pour l’apaiser. Ce fut sans-doute ce jour-là que je suis né en tant qu’artiste ; par ce suprême échec que l’art est toujours, l’homme, éternel tricheur de lui-même, essaye de faire passer pour une réponse ce qui est condamné à demeurer comme une tragique interpellation.»

Romain Gary (Extraits : Les promesses de l’aube)

Dès son avènement, au tout début , je l’avais rebaptisé « François le roi faits néant ». Depuis hier soir, je me dois de retoucher mon impression en disant qu’à défaut de pouvoir mener un pays à la réussite, sa force machiavélique de manipulateur, dont il a toujours fait usage, l’a couronné comme le grand vainqueur du suffrage du 23 Avril 2017.

Son voeu s’apprête à s’accomplir. Faute de pouvoir prétendre à un second quinquennat, il a choisi de placer son pion, en son lieu et place de « moi Président », en nous servant Macron le Dos Fin. Ce mec à Brizou qu’à rien à transformer, puisque sans zèle il n’est même pas lui. Et pour cause c’est François la Merde qui poursuit sa petite entreprise.

La droite et la gauche ont pris la claque qu’en toute justice elles méritaient, pour l’avoir bien cherché. Désolé M.Fillon pour qui j’ai voté. Trop c’est trop, je ne voterais pas Macron, pas plus que Le Pen.

Je ne me prostituerais pas au jeu du chèque en blanc.

C’est mon enveloppe que je placerais en blanc dans l’urne le 7 Mai prochain.

Dégoût et décoloration j’en ai plus à gerber que la fierté d’être français.

Niala-Loisobleu – 24 Avril 2017

Départ pour le Sabbat 1910 - test-jefferson.blogspot.com

Le Miroir d’un moment


Le Miroir d’un moment

 

Il dissipe le jour,
Il montre aux hommes les images déliées de l’apparence,
Il enlève aux hommes la possibilité de se distraire.
Il est dur comme la pierre,
La pierre informe,
La pierre du mouvement et de la vue,
Et son éclat est tel que toutes les armures, tous les masques en sont faussés.
Ce que la main a pris dédaigne même de prendre la forme de la main,
Ce qui a été compris n’existe plus,
L’oiseau s’est confondu avec le vent,
Le ciel avec sa vérité,
L’homme avec sa réalité.

Paul ÉLUARD
Recueil : « Nouveaux Poèmes »
Alfred_Stevens_-_La_Parisienne_japonaise - wiki
Alors que nous habitions les contre-allées du Bois d’Amour, double espoir, la fontaine de la place ne put se retenir de montrer son jeu d’eau, modeste abreuvoir fréquenté par un cheval sauvage, chevalier de la licorne miraculeuse, maîtresse de ballet de la troupe de l’ô paiera. Mouvance aux deux visages que le tant des cieux rise porte en vents favorables d’une chanson célèbre ou moins porteurs selon les jours de panne. La carte à jouer, quant à ailes, gardant tous jours (de paye ou non) sa reine tête-bêche pour l’atout coeur de son valet. Ô mon beau miroir dis moi, tu me trouves label d’ici ou pas du moment qui sied ? Dis-moi twoo. Je ne suis assurément double qu’entre les bras du nid des cuisses de chui là que j’aime, mon Autre unique, parce que nos différences nous unissent, sans deal,  pour plus de complémentarité. C’est simple, humain jusqu’à l’os, redis moelle-le en me dénouant c’técharpe de la taille, que tu me vois sortir du kimono bleu en état de vérité intégrale. M’aime que l’éventail se tirera tout seul sa fugue musicale quand tu m’éplucheras la marguerite, en vrai jardinier de Lady dont la chatte hurlait. Un jour d’élection aux interrogations multiples, on va pas se tirer une balle dans l’pied. Ce sera assez tôt ce soir pour savoir. En attendant aimons-nous du m’aime reflet comme si le bonheur ça ne dépendait avant tout de comment on le fait Toi et Moi mon Coeur.
Niala-Loisobleu – 23 Avril 2017
(La parisienne japonaise – Peinture d’Alfred Stevens)