LE BOUT DU FIL


LE BOUT DU FIL

Tenu par les cheveux au bord de ce qui se cherche des cailloux, le ciel balance . Il est des endroits qui ont la mémoire des odeurs au milieu des ratures. Mais des dons combien voient la consécration ? Avant que l’écaille perde au jeu des courses en solitaire, l’escadre rallie la meute en ordre de bataille. Elle a toujours ce frisson dans la voix quand, ouvrant l’écluse, ma pensée folle fait monter l’eau d’un étage. A sa coque des sanglots traînent à la nage. Reflets du soir dans le fleuve qui suce la voûte étoilée.

Niala-Loisobleu – 30 Mars 2017

L’étoile échappée
L’astre est dans la lampe

La main
tient la nuit
par un fil

Le ciel
s’est couché
contre les épines
Des gouttes de sang claquent sur le mur
Et le vent du soir
Sort d’une poitrine

Pierre Reverdy

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FORTE NUIT DE BILAN


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FORTE NUIT DE BILAN

Le silence au petit-matin, en couverture, ça rassure les yeux au terme d’une longue conversation qui n’a pas nuit.

La lune demeure expansive et libertaire. Elle se fout des yeux chiasseux qui matent d’une serrure à l’autre en se disant « cachons-nous jusqu’à nous m’aime, faut pas rougir de salaces idées ». Tâchons seulement de tout savoir de ce qui ne nous regarde pas

Lune et l’Autre, n’avons pas à nous souvenir du rêve qui de Nous deux n’a fait qu’Un, le jour le poursuit. Nous restons branchés sans craindre un soupçon libertin rajouté aux poivres d’épanchements de si nos vies (n’étaient pas ce que nous en faisons, nous ne serions que le regret de nous mêmes).

Tout au long de tes  collines je continue à coller à tes flancs. Mains tenant les fauves qui ont le musc des feulements restés accrochés aux branches des voeux érectiles. La chaise sur laquelle mes fesses t’ont prises en amazone, andalouse, cheval à rab au manège ondulant, un toro noir dégainé chauve, traversant lô live à taper au noyau…

Ole ! Anda !

Non, ne parle pas, laisse ta langue allée

principale

par laquelle j’antre

parler à ces oiseaux multicolores qui nous excitent de leur plume hard

puits à ce chat

denseur du grand écart

laisse-moi , croix de bois, crois de faire, le salto de mes dernières pointes, chant de bon signe lancé à la volée, qui n’écrase pas sa balle, out dans le mur…

Ce que j’ai vécu cette nuit me permet ce matin de partir, je n’ai plus rien d’ici à faire, mon Amour est d’Ailleurs.

Je n’aime pas ces portraits psychologiques il font trop beau pour être vrais, la preuve preuve tient dans ce que l’on trouve au bas de la page de sa vie

Niala-Loisobleu – 30 Mars 2017

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