Le grand saut


Quel plaisir ! Lire enfin un texte haut en couleur, digne d’intérêt au moment où le désir de balayer devant ma porte se fait pressant. A fins de sortir les profiteurs qui ne font que prendre sans rien offrir, même pas leur gratitude, impoliment de surcroît par le témoignage de leur silence indifférent. Partager n’est pas prendre. Donner c’est tout ce qui peut soulager ce qui vous manque parfois trop. Merci beaucoup pour ce moment privilégié, réconfortant en tous points, que j’en dirai que ton texte est un magnifique tableau, que je m’empresse de rebloguer dans l’instant !
Alain.

Océandecouleurs

Les choses qui nous blessent et nous détruisent sont celles que l’on ne choisit pas, entreprenez plutôt que de subir. N’ayez pas peur d’échouer, rien ne sera pire que l’absence d’éternité.

Face au vide, vous doutez. Vous vous remettez en question et ce, en permanence. Vous prenez l’habitude, inconsciemment, de réfléchir à deux fois avant de parler, avant d’agir. La confiance qui vous habite devient étrangère. Comme une flamme, elle s’éteint pour un moindre coup de vent ou au contact d’une larme. Elle, qui était votre ombre, se détache peu à peu de son rivage. Vous vous situez au sommet de cette falaise. Vos pieds, regroupés de façon symétrique, vous figent au sol depuis des années. Chaque seconde supplémentaire creuse vos souliers, dans cette place qui vous définit. Elle porte un nom, un nom que vous connaissez. Vous en entendez parler à la télé, dans des bouquins voire même dans…

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En ce Dimanche le Sein du Jour sera…


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En ce Dimanche le Sein du Jour sera…

Le tic-tac du réveil se faisant discret pour une fois ça n’est pas le Mickey du réveil qui gesticule en tous sens le pronostic de ce Dimanche de Mars. L’aspect général du mois étant entièrement respecté c’est dans la phase lunaire que pourrait bien se jouer l’ambiance dominicale. Nous sommes en phase de pleine-lune. Quasiment impossible d’échapper au sentiment d’avoir un poids sur la poitrine venant déranger le rythme respiratoire. Les gros seins seront-ils plus exposés que les petits. Ma pensée ne peut se détacher d’un vent des globes autre que celui qui vient de se terminer hier aux Sables-d’Olonne. Celui qui me tient toujours de quart sur le pont est de chaque jour. Tant d’indices contradictoires mais significatifs d’un mal-être personnel, s’ajoutent depuis quelques mois les uns aux autres, que je vois que les gros sont les plus concernés. L’étouffement progresse. Leur volubilité s’attriste, ils détournent la conversation, omettent de regarder dans les yeux, font disparaître le sujet dans un bonneteau choisi. Masquer la nature profonde de sa personnalité est-ce le bon choix ? Rien ne peut être moins sûr.

Transfert de sentiments ? Fin d’espoir ? Retournement de pensée ? Virage à 180 ° ? Constat d’échec ?

Quelque que soit le motif, aucun d’entre eux ne justifie de ne pas éclaircir  le revirement – s’il  y en a un -en ne l’exposant pas aussi vaillamment que lorsque la situation se trouvait être autre.

Les gros seins aussi atteints d’étouffement qu’ils soient n’ont de recours à la guérison que dans le sevrage du motif de manque d’air. La forêt reste toujours harmonisée à l’arbre. L’un ne cache pas l’autre. Mon destrier chemine sans obstacle entre les futaies de sa croisade. L’aura de la clairière n’a pas fait avec sa tonsure, la canopée chauve. Entre les strates des jours, le désert compense la surpopulation des couloirs du met trop. Traduisant le lieu des correspondances chaque bouton des couleurs primaires conduit au prisme. Passage du brut à la matière quittant sa gangue, au cristal de la sagesse émanant d’une folie acceptée comme régulateur de transfert. L’optimisme de la quête est uneforme autrement plus solidaire que l’impossible soutenu non-recours aux restos. Ce que l’on donne dans sa fonction naturelle n’oppose pas les embûches dues au détournement. L’Amour est un don de soi qui se partage à égalité sans modifier la générosité propre à chaque être. L’Amour n’a rien à voir avec une occasion qu’on attrape en passant dans ses vides grrr niés. Qui dit « je t’aime » devrait ne tendre ses deux mains que sans pensée systématique d’à valoir que le tunnel formé par le geste d’une représentation du coeur symbolise théoriquement. Je ne ferais de ma couleur qu’un ton de franchise. Je peins vrai en dehors de l’idée fausse qui laisse le doute planer comme une conduite qu’on garde sans la suivre. Petits seins peuvent devenir  gros par ce qu’ils ont en eux  à donner.

Niala-Loisobleu – 12 Mars 2017

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