Lueur Parapsychique


 

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Lueur Parapsychique

D’un soleil de Mardi-Gras à la pluie des gouttières

Mes arcades sourcillent et peinent à se tenir hors de l’eau

Les heures se sont à nouveau mises en panne sèche

Comme un bateau privé de ses jambes au flux de l’élan d’un estran plein

Teintes d’un fragment d’espoir lavées par le changement de vent

Vains redeviennent les instants palpables qui perçaient l’absence

Veilleuse involontaire de la relation inerte

Mon intuition se retrouve seule à parler clair

Dans le noir où se terre la vérité muselée par les murs du non-dit.

Niala-Loisobleu – 2 Mars 2017

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TOUTE FRIME DEHORS


TOUTE FRIME DEHORS

Que de brouillard accroché aux poignées des portes ce matin. Il faut dire qu’après ce qui c’est passé hier, le doute ne pouvait planer. Je ne me ferais jamais à cette conduite en zigs-zags, qui ne promet que ce qu’elle ne tiendra jamais.

L’arrosoir percé a laissé momentanément sa paume sur le coin de la margelle qui retient la pluie, le seau scellé dans la cire d’un corps mort.

Qui va rouler les maux hors de l’aire de stationnement afin que le fléau batte le bon grain ?

Si le cuir méconnaissait la langue française, les chemins calcaires craieraient l’Amour en relief sur la surface plane des tableaux noirs tannés.

Des flèches mises en piste laissaient croire que cette fois l’acte jaillirait d’un liquide amniotique à croupis enfin régénéré par nos mains, de la forge à l’enclume, jusqu’au faire forgé.

Seulement voilà, pour ça, le bateau dont on avance le symbole de renaissance doit quitter le port. Ceux qui passent leur tant à se balancer à l’amarre, comme ces faux-drakkars de St-Tropez, sont justes bons à l’exhibe à quai et fondamentalement inaptes aux traversées.

Niala-Loisobleu – 2 Mars 2017

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 La Mémoire des Muses 6 – 2016 – Niala – Acrylique s/toile 80×80