Retour de Cabane / Défixation sur Moi M’Aime


414dbc4bda99695d6b55169b1cf297d0

Retour de Cabane / Défixation sur

Moi M’Aime

Îles!
nous relirons les pages oubliées que vous fîtes écrire en
lettres d’océan par des sages à barbes
et nous les apprendrons aux jeunes voyageurs
lorsque les mers échues dicteront nos naufrages

Louis Calaferte (ibid p 85)

Le haut de vos cuisses, qui force oblige, me vient d’avoir eu l’erreur d’étage en pressant le bouton pour cet autre ciel, aujourd’hui macule coupable. On se met au faussé entre l’élastique et le poil alors qu’on aurait juré tenir le volant en ne faillant pas au code. Sous le charme des tamaris que le vent plie, tête au pied, tu restes rose sensible au frisson qui t’ondule la moelle en te raidissant le priape comme un ceps à la grosse veine tordue. Pleine vendange, fouloir aux pieds sans penser un millième de seconde que le monde n’aime pas qu’on baise autrement que par haine.

Ah l’Amour, ils l’ont cornu le grand A…je tète Anise…

Soudain trouvant ton lit souillé de pertes salaces, ta porte défoncée, les chaises renversées sur ce que les placards ont vomi, tu te trouves face au casse, miroir qui te renvoie l’image z’obsolète de ta sensibilité. Le bruit des jeux où, on ne fait que se tuer, te brise le regard en rafales tous les robots barbares du nouvel art de vivre en première ligne.

Ce soir je rentre dans ma poésie, mine cassée à toucher le taille-crayon avec l’oeil en bouée, ne voyant que l’absence de ce à quoi j’ai fait vocation sans la moindre abstinence. Vide comme une coquille que la vague cure depuis des millénaires sans que j’ai lu son message dans le texte avant de m’entrer en oeuvre..

Niala-Loisobleu – 20 Février 2017

e0e7474e4cd5c82712ff426e901755a8

9 réflexions sur “Retour de Cabane / Défixation sur Moi M’Aime

  1. Toujours debout face à la tempête…
    Ne jamais céder à la haine…
    Laver les souillures en vomissant les poisons de l’inhumaine humanité…
    Regarder au-delà de l’horizon là où tu es seul à voir encore les lumières naissantes d’un espoir…
    Voir par-dessus bien plus loin, de toute ta grandeur…
    Des jupons de Marthe dans lesquels tu as appris l’odeur de l’amour inconditionnel…
    De toutes les utopies vécues ou rêvées qui ont pavé tes chemins nomades…
    De tous les coups portés à ta droiture et ton innocence de poète
    Rien jamais ne t’a mis à genoux et je te regarde, faisant face une fois encore…
    Et malgré tout, tu restes un homme debout…
    Chuuut, je t’aime ❤️

    Aimé par 1 personne

    • Les Hommes de boue ne m’ont jamais salis de leur opprobre. C’est vrai que ce n’est pas faute d’avoir voulu m’entraîner dans leur néant. J’en suis sorti meurtri, j’en sors tête haute, en comptant le nombre et en contant ce qui demeure de vrai auprès de moi. L’honneur a été de tout tant que par l’existence des traitres, tricheurs, hâbleurs, des petits voleurs de grands chemins…
      Le bleu me toilettera d’eux en les ramenant à la juste place qu’ils cachent sans scrupules.

      J'aime

Vos commentaires seront toujours les bienvenus

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s