MEMOIRE SANS VISAGES


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MEMOIRE SANS VISAGES

En pile ou en détails, comme des bras co-liés, dans le ruban par lequel les mots à la suite se retiennent, alors que glisse la clef qui garde le t’aime  d’actualité. Le rose tourne aux contorsions des lianes qui balancent entre-deux zoos. Bel animal sauvage que la cage matte aux cris. Un reste d’odeur fauve exhale de temps à autre l’idée qu’on en a gardé ou l’image qu’on s’en fait. La notice donnant deux options d’emploi selon la conviction et le doute qu’on peut avoir devant soi. La voix geint et rit, attendant la preuve que seul l’écho porte en lui.Des cailloux, trouver  le moyen de aire la part entre ceux qu’on a posé et ceux que l’on a reçu. L’amour quand il danse sur le fil rouge a le flou de la vapeur et la fascination de l’arbre en fleurs. Que conclure de l’absence ? A moins de revenir au début trier le faux du vrai, le vide en grandissant n’éclaire qu’en clair-obscur. Lueur des bougies, sur la blancheur où les ombres grandissent. Nous voici à la fin de l’hiver, le pont est déjà en vue, comment sera la rivière à l’embarcadère pour l’autre bout de la nuit ? Quelque soit la situation, l’herbe tremble toujours de la même émotion végétale. Peut-être devrais-je entendre avec mon oeil qui habite l’inconnu, en remontant l’ombilic que la vague fait aller-et-venir ?

Niala-Loisobleu – 17 Février 2017

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