ATTRACTION SOLAIRE


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ATTRACTION SOLAIRE

Aux premières gouttes du jour, j’ai posé mes pieds sur le sol en prononçant ton nom. Quand je dis jour c’est façon de parler, le couloir sortant de la chambre avait toujours l’état général dans la nuit. Première lueur prometteuse, je recevais ton Bon Jour avant le passage du facteur.

J’ai coupé la rose fanée du soliflore en allumant les perspectives sorties de ton enveloppe. La tempête  ayant donné des excuses aux dysfonctionnements du web, il apparait que quoi qu’il advienne je ne peux trouver de réponses justes que dans un échange au bouche à bouche. Un bug + un autre ça peut que rendre les choses confusionnelles.

De la vase qui gomine les parois du chenal, retenant coiffées les algues maritimes, mes doigts ont trouvé le ber qui soutient les vertèbres de ta charpente. Les vibrations de l’herminette y sont si sensibles que je peux faire une impro au xylophone de ton dos. Moulant les coups de frappe par un massage absorbant les douleurs qui ont jalonné la nuit.

Des palmes plongeant leurs nattes dans la racine des pilosités riveraines le dévouement de tes seins s’est offert pour nourrir la mangrove au rythme du ballant des hamacs.

La marée rechargée attend pile au ponton que la lumière fasse chanter la voix du grément.

L’improbable

le supputé

l’égarement

le mauvais sort

abjurés

par la clarté du soleil évacuant les maux brumeux

Au port la vie dépose en cale assez d’amour pour traverser les restes de tempête.

Niala-Loisobleu – 6 Février 2018

 

14 réflexions sur “ATTRACTION SOLAIRE

  1. Sur la voie de mon journal, j’ai perdu plus d’un article relatant les faits d’hivers d’hier. Par endroit, les berges sont illisibles, de petit bois à la grosse branche, le sol est jonché. Le pire touche de pauvres bougres qui avaient que de l’affection pour leur maison et aucune raison de la perdre, ils pleurent le toit que le vent leur a volé. Je n’aime pas voir la nature faire du mal à ce point. Sa colère est sans doute justifiée, mais il ne faudrait pas qu’elle s’en prenne aux innocents. Je me tiens entre deux averses, le vent est moins fort, mais il faudra attendre encore quelques jours pour aller se rouler dans l’herbe. Je sais que ça te manque tout comme moi mon Idéelle, alors dès que…..

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  2. Les bras tendus, en traversant le noir de la chambre, j’ai vu ta pensée et ses alignements de petits cailloux. La bosse est restée hors d’usage quand j’ai doublé l’armoire. Le ruban est sorti du sachet de lavande pour me garder mon courrier entre tes draps qui sentaient encore le passage de nos corps amoureux.
    Merci Emilie.

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