Les yeux dans mon Herbier où la sauvegarde de mon Jardin – 1


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Les yeux dans mon Herbier

où la sauvegarde

de mon Jardin – 1

CE VENDREDI  (N-L – 3 Octobre 2014)

Au tant passé présent, un champ s’aimé de petits cailloux répond
Pierre qui rouille n’a masse que dalle
Naître mousse a du Capitaine dans la voilure
Quand j’ai appris le Bleu
J’ai su que ma vie ne suffirait à le savoir
Rose est fait de blanc au laiteux répandu
Jaune cocu ?
Non c’est le soleil qui baise la lune sur la bouche
A marée basse comme hôte de marque
Après un parcours reste des vers à hâler voir
Rien n’entoure le monde d’un corset de rétention
A preuve
Selon le vent que où tu pisses
Ou t’es à rosée
Ou arrosé
Les grandes formations symphoniques ont besoin de solistes
Le kiosque du théâtre de verdure
n’est pas le clown blanc c’est l’Auguste
Chui là
Qu’à les yeux qui soulèvent les grandes godasses du chapeau qui pleure
Pour les journaux et les grands magazines
Remontez l’impasse de la cover-girl si vous pouvez
Un poète est toujours isolé mais jamais perdu
Sa folie lui tient compagnie
Aujourd’hui n’est qu’un Vendredi ordinaire
On est pas obligé de prendre du poison
On peut manger sein

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AU COING DE CE VENDREDI-CI  ( N-L – 27 Janvier 2017)

Quelques ans après mois, flux et reflux ont rincés la lisière des jours  de leurs écumes,  recousant l’écusson de la greffe. Sans quitter la branche, l’oiseau a du la serrer plus fort  de ses pattes pour garder le désir d’autres récoltes. Il avait été noté sur la feuille précédente que « Les grandes formations symphoniques ont besoin de solistes ». Indubitablement c’est ce qui a fait défaut. Où donc est passé l’aria ? On n’entend que les choeurs des sorciers faire tapage. L’Auguste s’est pris les grandes godasses dans le tapis.

Ce matin à la lecture de ce qui sortait des serres, je n’ai eu qu’une sensation contraire à mon habitude. Pas la plus petite présence d’insecte de ceux qui continuent à oeuvrer en se foutant totalement de l’oisiveté de sentiment d’alentours.

Soudain une question de cadre mise à l’évidence au menu des plats du jour d’hier me saute à la conscience. Voilà, plus besoin de chercher, j’ai trouvé. Il y a de l’étouffant dans mon air. Je le ventile en permanence par un système de vase communicant. Un garrot y fait caillot quelque part. L’air manque de retour. Mon tableau de vie s’est fait encadrer à son insu. L’oeuvre est sous une influence qui tait une partie essentielle du vrai auquel j’adhère. Car des vrais aujourd’hui il y en a des tonnes de versions. Atteinte en son âme par une emprise à ses choix de liberté communicative, mon oeuvre délire en partie toute seule. J’ai une part de mensonge à moi-même dans ma conviction. Cela  débouche  sur une privation créative. Le voilà l’effet cadre. La pensée mise en clôture dans une idée fixe d’amour absolu ? Je sens mal cette idée. Il faut la positiver.

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6 réflexions sur “Les yeux dans mon Herbier où la sauvegarde de mon Jardin – 1

  1. Jusqu’à l’herbe qui se pose des questions. Un comble pour elle de se demander si elle peut continuer à pousser. Oh Bouffi garde tes sarcasmes, je ne suis pas con comme toi, innocent oui, mais lucide, je ne découvre pas l’imposture ce matin…
    Merci Vetuite.

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  2. Quelques ans après moi,s l’érosion mastique l’univers comme un chewing-gum où les bulles d’ô z’air ratatinent l’Amazonie, les peintures de poitrines, les plumes de chapeaux et les arbres à médecine au non de la destruction de la nature.
    Merci affranchie.

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  3. Pendant que sur les feuille d’écriture les rougeurs des gorges posent leurs rhinites multiples, on se demande vert où on va…
    Merci coquelicot.

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  4. Fragile comme une fausse-parole, le présent se tire chaque jour des balles dans le pied. Le changement lui-même s’apprête à changer….
    Merci Manache.

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