La Clairière, dis-moi l’Oiseau


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La Clairière, dis-moi l’Oiseau

Les mots tombent debout et restent façonnés à ta main du ton du jour, un mélange de couleurs chanté de nos gorges au baiser matinal. Du son, l’émoi du rebond de nos mains dans les croisements de doigts que le vent reçu a voulu tendre pour chemin. Nos chemises claquent au soleil, mouchoirs jetés dans la panière des chagrins. Tant qu’à pas pouvoir éviter de se moucher, mieux vaut apprendre à ne pas se méconnaître. La honte des larmes ne nous est pas parente. Du chagrin on ne peut échapper, un instrument à cordes se brise toujours la voix au moment qu’on veut pas. Il faut mettre des étoiles sur nos têtes pour garder le ciel allumé. Combien la mémoire de sa mère porte l’amour plus loin que sa vie. Ces bougeoirs que le regard tient en haleine sont aussi les yeux du père tout au long de son trottoir. Mon Papa, je ne compte pas les heures journalières à causer avec toi de ce qui a les moyens de comprendre. Un tableau c’est comme un arbre qui ne saurait causer que du printemps, des fleurs de fruits dans la bouche, un oiseau niché sur ses voeux pour pêcher de la musique venue d’ailleurs afin d’en  métisser l’essence sur le métier de vivre. Un rond dans le touffu de la forêt, voilà un cercle de lumière qui fait Dimanche dans la semaine. Reste en dehors de l’autour de ce qui se trame dans l’ombre. Les profiteurs ne sauront pas t’amputer de ta capacité naturelle. Ils changent ici, renversent là, bouffent beaucoup, prétendent sans faire, suffisants, fats et tellement menteurs que ta nature simple et honnête fait cordon pour les tenir hors de la fontaine qui chante l’amour dans la clairière.

Niala-Loisobleu – 15 Janvier 2017

 

20 réflexions sur “La Clairière, dis-moi l’Oiseau

  1. Rebondir, se disait-elle, oui mais comment quand ça enfonce de partout. Plus je mets force et plus le sot me prend la tête. L’herbe vint alors de l’endroit où l’absence de pas l’avait gardé la plus haute et lui dit:
    -Viens juste te la reposer là le tant que j’aille casser la gueule à l’an pêcheur.
    Merci Michèle

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  2. -A l’instant où la nuit se ramasse par terre, est-ce que la neige reste visible me demanda l’enfant qu’une étincelle n’avait pas décroché du sapin.
    -Bah, tu sais mon Petit si la nuit n’avait pas ce fond virginal, comment crois-tu qu’elle pourrait tricoter des rêves.
    Il ne m’a plus répondu, mais dans ma main j’ai senti la sienne se presser.

    Merci Josy.

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  3. L’espace est pénétré par le besoin de le connaitre afin de ne pas le coloniser. Son prédateur se nomme argent dans toutes les langues. Coupable de viol il réduit à néant le subtil, l’authentique, l’intime. Ma clairière est ma terre à cabane,
    Merci
    carnetsdedestinees.

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