A VÔTRE AVIS QUELLE COULEUR METTRAI-JE SUR LES MAUX ?


morio-tyrrhens-cassidides

 

A VÔTRE AVIS

QUELLE COULEUR

METTRAI-JE SUR LES MAUX ?

 

Vert moussu je pose l’instant présent

au ton des pierres prêtent à lécher le dos de la spirale

Des mots tutus remontent les pas de deux

d’un ballet ancestral

Fichtre

le grand écart de l’intention première

un lit que la rivière promène nuit et jour à chaque seconde

et qui fait cheminer l’inconnu à la découverte du haut-dessus du genou

Entrejambes de bonne compagnie

on laisse la gueule aux chafouins et chafouines sournois

Ils ne regardent la vie qu’aux trous de serrures

ceinture de chasteté  à l’esprit verrouillé

ne disant qu’avec la bouche en cul-de-poule

Moi Môssieur

je n’appelle pas ma chatte un chat

Fosse ni touche

voilà en corps la partie génitale de la femme sabrée

petits-fours et chants-pagnes

ce bénitier occit

Quelle abomination

quel affront

au divin coquillage

baignant sa perle en son écrin

Fleur mouvante

au barbu charnu

d’où s’échappent en vrilles et à la nage

des fragrances épicées

Première merveille

du Monde

ton chant permanent

arche le désert en proie au délire

avec l’utopie nécessaire et  contre l’impossible appréhendé

voici l’orbe

grimpant ces roseurs à la lèpre du rempart pudibond

Bleus mes mots-peints encrent l’oreille

à l’écho de tes borborygmes aqueux

Au chaud de ton âtre

l’hiver me promet de ne point défleurir ton lin bleu

comme le carreau du sel maillot-trempé

plaque le frisson porté en lui

J’embrasse ta source à pleine bouche, lié d’âme et de corps

au Centre de ta sphère

Niala-Loisobleu – 12 Janvier 2017

 

21 réflexions sur “A VÔTRE AVIS QUELLE COULEUR METTRAI-JE SUR LES MAUX ?

  1. La mer est en constant mobile, Elle enveloppe ce qui nage en elle, mettant aux corps flottants comme à ceux qui y sont accrochés un roulis plein de grâce. L’anémone semble y déployer le souffle de ses petits bras, les algues y mettent des tourbillons végétaux auxquels les reflets chamarrés que le soleil pose dans sa transparence ajoutent l’ondulé constant qui supprime la raideur.
    Merci Michèle.

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    • Le méta, fort ou pas est un combustible solidifié…voilà qui tombe à point nommé dans cette historiette ne laissant reins de ah Marguerite, ce soir tu pétales pas dans la choucroute !

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  2. Le l’Ô z’Ange de l’Amor, c’est à juste titre que je donne à cet adorable animal, le nom d’un catcheur…ses clefs tente à cul l’air, sont toujours exceptionnellement personnelles…Célestine.

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  3. Ta compétence, j’en rattache la première syllabe, sans rien ôter à Tonton Georges qui n’aimait pas con le dise, en bref, ta compétence unie vers selle, disais-je étant ce qu’elle a d’illustre, fait que tes mots m’émeuvent. Merci ma Céleste !

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  4. Nul besoin de réfléchir, le petit animal rose aux liserets bruns es un eh motif écorché….faut voir comme il s’émeut aux larmes, quand je pense aux abrutis qui disent que c’est juste un trou, ben, dis qu’ils s’en font qu’une fosse idée…
    Merci Iliane.

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