CHEVALERIE


CHEVALERIE

La nuit à cheval sur le jour

pose sur la lune

mes sabots en clair-obscur

 L’eau tisse un voile de rosée

pour faire front au paysage aride

A l’orée des claires dans la baillée des huîtres

je n’irais pas commémorer  la perle des coquilles vides

Cette côte me voulant plus sauvage encore

que la faune et la flore d’une diversion imposée

mon concept de l’amour reste lié à la quête du graal

Les arbres tremblent toujours en premier

en réception souterraine du plus intime de la racine

infiltrée par la le rugissement des lions

Je n’enfouis pas les chevaux et les bisons

d’une fresque laissée par l’Homme

à 36.000 années de là

dans l’espoir de retrouver la vie

au souffle d’Amour de tes seins

Terre aux ocres rouges

charbonne-moi de sanguine

et pose-moi en Amazone

sur le trait d’une sarbacane

chantant des couleurs de plumes avides d’aimer

Pour que Toi

Tu sortes de ton sommeil artificiel

Libre de corps comme d’esprit…

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2016

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8 réflexions sur “CHEVALERIE

  1. Les rayons de lumière s’enroulent aux troncs des arbres pour venir se graver dans l’âme des pierres, Brocéliande garde à couvert la poésie de l’amour courtois.
    Merci Michèle.

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  2. « Dame par grâce ! je vous demande une chose,

    dites-moi le vrai et que Dieu vous bénisse !
    
    Quand vous mourrez, et moi aussi (moi le premier,
    
    car après vous je ne pourrais plus vivre),
    
    que deviendra l’Amour, cet ébahi ? […]
    
    – Par Dieu ! Thibaut, à ma connaissance,
    
    aucune mort ne fera périr l’Amour. »
    

    Hâlons Céleste cédons aux champs la musique des cors à la poursuite des mois sons §

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