LACUSTRES


LACUSTRES

D’un tremblement indicible, la maison court de long en large

au plus reculé du village Que d’années à se sortir de l’arrière-cuisine

Retournant la chambre d’amour de fond en comble,

loin des enfouissements des pilotis

qui pourtant,

contre toutes apparences,

continuent à nager

nous visons la rive

L’odeur de jasmin s’entête à escalader le tertre.

Est-ce par l’alchimie des peaux retournées,

par l’élargissement des brisures à corps défendant,

ou par la brûlure des zéniths décalés,

que du clocher le coq sonna ce jour après qu’il se fut levé ?

Rien en particulier, tout

chez Soi

est à prendre ensemble

pour désengorger.

Des glacis transparents, liquéfiés aux écoulements internes

la couleur se débat pour reprendre

matière

éclat

lumière

vigueur

et rejoindre d’un bond la main d’un esprit commun

qui élargira les fissures par où évacuer

les accommodements de tons rabattus imposés par l’Académie…

Entre deux eaux, deux aiguilles face à face

pendulent

en croisant le faire d’un cap et d’épais, vent à tâtons.

Tandis

que paisiblement grimpés sur le récif,

les traits mis ensilent pour deux mains…

Niala-Loisobleu – 6 Décembre 2016

 

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13 réflexions sur “LACUSTRES

    • L’induction parfait le tissage, la toile des lors mouille, montrant l’anse où viendront s’abriter les doigts aux nues de la naissance du Monde. Ce qui fait trembler la coque, proue en poupe, laissant des ronds en nuage monter de la bouche à feu, tirant sa bordée. Le motif s’étant fait syllabe, l’archi pèle la zone, du pré salé le mât s’érige, et le mont repousse le drap d’un bond, seins, miches, ailes gouaillant sur l’air des lampions d’un chat ira sans culotte !!!!! Viva Céleste !!!!!!!!!!!!!!

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  1. Rajouter des devoirs aux moignons de l’inertie, comme si tremper sa ligne à l’encre appareillait mieux que l’attente du Messie…
    Merci Michèle.

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  2. Avant que le rivage scelle ses paupières de saumure immature, l’oiseau pose sa patte, réflexe lancé depuis un Lascaux remasteurisant le galop à l’authentique. Sauvegarde du battement de coeur…
    Merci imhireal.

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  3. La traversée du désert

    Assis a cette table avec le devenir
    D’un infirme coupable, et prive d’avenir
    Je n’ai que quelques feuilles à noircir maintenant
    Pour essayer de vivre encore humblement.

    Cette vie atrophiée, nourrie de souvenirs,
    N’existant qu’au passe, saurai-je la remplir
    D’autre chose que de haine et de noires idées ?
    Pendant ma traversée d’un désert dénudé.

    Chaque matin verra une dune à gravir.
    Objectif quotidien où j’irai enfouir
    Mes forces et ma rage pour n’être enfin le soir
    Au fond de mes pensées, qu’un homme plein d’espoir.

    Alors quand je prendrai ma plume pour écrire
    Je m’évaderai seul, et armé d’un sourire,
    Chevauchant le vaisseau de l’imagination
    J’irai boire de l’air de toutes les nations.

    Je vous raconterai sans jamais vous mentir
    Que même la solitude embrase des délires,
    Qui seront sûrement des mirages amers;
    Mais, n’est-ce pas normal, au milieu d’un désert ?

    J-J Gauthier

    Merci carnetsparesseux.

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  4. « Au début, l’Homme était seul avec sa grande peur de tout.
    Il y eut un soir, et l’Homme eut peur que le Soleil ne revînt pas.
    Il y eut un soir, il y eut un matin, et l’Homme se réfugia dans les cavernes.
    L’Homme craignait les animaux féroces, le grand froid, et la faim qui lui tenaillait les entrailles.
    Il inventa l’idée de la religion pour conjurer la mort, et l’Art Sacré pour que le Soleil revînt chaque matin. » http://maia-blog.eklablog.com/art-pictural-et-photo-eva-baila-a108899876
    J’aime ce rappel du plus loin dans le temps… Tout Art prend racine là-bas…

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