LACUSTRES


LACUSTRES

D’un tremblement indicible, la maison court de long en large

au plus reculé du village Que d’années à se sortir de l’arrière-cuisine

Retournant la chambre d’amour de fond en comble,

loin des enfouissements des pilotis

qui pourtant,

contre toutes apparences,

continuent à nager

nous visons la rive

L’odeur de jasmin s’entête à escalader le tertre.

Est-ce par l’alchimie des peaux retournées,

par l’élargissement des brisures à corps défendant,

ou par la brûlure des zéniths décalés,

que du clocher le coq sonna ce jour après qu’il se fut levé ?

Rien en particulier, tout

chez Soi

est à prendre ensemble

pour désengorger.

Des glacis transparents, liquéfiés aux écoulements internes

la couleur se débat pour reprendre

matière

éclat

lumière

vigueur

et rejoindre d’un bond la main d’un esprit commun

qui élargira les fissures par où évacuer

les accommodements de tons rabattus imposés par l’Académie…

Entre deux eaux, deux aiguilles face à face

pendulent

en croisant le faire d’un cap et d’épais, vent à tâtons.

Tandis

que paisiblement grimpés sur le récif,

les traits mis ensilent pour deux mains…

Niala-Loisobleu – 6 Décembre 2016

 

04

 

 

LE RUBAN BLEU


LE RUBAN BLEU

Alors que les néons cédaient l’espace aux étoiles,

me sembla-t-il

voir bouger, sur la pente du Toi, le chatoiement d’une pensée. Sentiment plus chaud. Signal d’un vouloir dire. J’entre en lit  dans tes bras.

J’ai dessiné un coeur à la pointe de ton sein

Sentis ton ventre ronronner entre mes doigts

empreints de peau, mes yeux ont rejoint notre ponton

Des mèches de brouillard en se laissant peigner par l’eau

ont démêlé le silence pour nouer le ruban bleu

Niala-Loisobleu – 6 Décembre 2016

24