SUIS-JE APTE A ME FAIRE ?


SUIS-JE APTE A ME FAIRE ?

 

Des fois, il se peut qu’on entre au coeur de son couloir et c’est possible qu’à l’abord d’une courbe on entende ce qui va conduire à voir… avant d’y être parvenu…

Voilà qui justifie d’entrée l’avertissement lancé au lecteur cartésien, de bien vouloir sortir . Afin que ceux pour qui, la métaphore bouche d’emblée, aillent paître…il y a plus de restos à bestiaux que d’endroits d’herbe  poétique pour nourrir sa vie.

Je me fous de l’imperméabilité lambda au surnaturel. Mon intime conviction s’est construite au travers d’un vécu renouvelé en permanence. Ne pas avoir la moindre vision des indispensables révélations de la poésie, met sans appel, un terme à la réalisation de l’égo prétendument souhaité.

Par tranches épaisses sa vraie vie se complait dans  l’indigeste auquel elle s’est soumise. Compromis désastreux faisant la part belle au si j’aurais su…Jusqu’au haut-le-coeur qui un matin déboule sans plus vouloir s’ignorer.

Entouré de murs, on devient l’insecte pris dans son propre abat-jour. De s’être mis en lumière, voilà qu’on se cogne à tout ce qui fait l’ombre de soi.

Plus possible de reculer, tout est grillé, mais où est-elle donc la sortie pour franchir le barrage et accéder à la lumière qui crie allez viens ?

La porte en trompe-l’oeil c’est celle qu’il faut repérer en premier….le risque de se foutre dans un nouveau vide est tendu…Un seul moyen de trouver le passage, regarder ce que l’on va devoir faire souffrir sans penser au plaisir qui se dessine pour soi sur l’autre bord.

On n’a à tuer que le Soi qui n’a pas de raison d’ être. Culpabiliser en fonction des autres est se retenir dans le larvé de sa lâcheté primitive.

Niala-Loisobleu – 5 Décembre 2016

 

Ancien hôpital de Saintes