Lola


Lola

Aujourd’hui

j’ai été à l’école

pas la conne qui apprend à devenir ignare de la vie

non, celle de l’amour brut

j’ai rencontré une femme, un homme leurs enfants

et puis Lola

4 ans 1/2

plus belle qu’on rêve de l’envie d’avoir un jour un enfant

………………………………………seulement………voilà

Lola elle parle l’animal, elle a un ange mental plus bas qu’un nourrisson

en raison d’un très lourd handicap cérébral…..

elle sait rien de tout ce que connaissent les autres

m’aime pas sa vraie maman…..parce que sa maman internée est un légume à qui on a rien fait pour pas qu’elle fasse des enfants. Mais un légume ça se fait bouffer par un animal dangereux appelé homme, qui se vide les couilles sans scrupules…puis s’en va, pas vu pas pris…et la suite….c’est une Lola jetéee en vie…

Je déteste tellement le mélo, l’exploitation qu’on fait de toute cette bassesse, sans jamais prendre le problème à la racine, comme tout ce qui peut s’appeler problème, que je ne pouvais me retrouver dans une oeuvre de charité….il ne pouvait y avoir qu’un acte de contact

Lola je l’ai connu dans le foyer de mes amis et quand j’ai vu cet ange émettre des bruits sauvages me tendre ses deux petits bras après un moment de peur lisible, s’écraser contre mon baiser, je vous jure que jamais je n’avais embrasser autant l’amour…

Et pour clore ce bonheur inracontable, Patrice, mon fils entrait physiquement dedans.

Salope de vie, je te mors au cul, pour t’arracher ce que tu caches d’amour sans cinéma  dans  tes lamentables soap-opéra-et tes journalières apparitions médiatiques à pleurer…

Niala-Loisobleu – 4 Décembre 2016

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Du ber j’ai répondu à la Bergère


Du ber j’ai répondu à la Bergère

Un matin de lendemain sans journaux, j’ouvris sa chemise pour reclasser les idées laissées sans suite, puis sortis par la porte de service. Le jour qui était en train de se poser des questions, ne paraissait qu’à moitié. Une partie au-dessus de l’horizon, floue et opaque, l’autre invisible, probablement en-dessous encore à ranger des trucs dans la cave.

Je demeurai coi,

-Pardon ?

– Ben oui, quoi ?

J’ai dit coi…

sans trop savoir pourquoi, mais à quoi bon. Ce qui est certain c’est qu’il mûrissait un projet dans ma tête.

Le ciel qu’était plus lourd qu’une bise légère de ma p’tite-fille aux yeux bleus sur ma barbe, se chargeait d’un plomb à courir chez le charpentier pour tout étayer avant la fin de la Genèse.

Mais z’est t-il encore temps, se hurla t-il par une voix planquée derrière

Sûr, et vas-y pousses !

Alors d’un coup de reins, je me précipitai au port.

Avisant une barque, je la rama dard dard, afin de l’aiguillonner au RER francilien, que le développement des banlieues étendait désormais à tout l’hexagone. Avec ma pelle et mon p’tit seau, j’écopa l’averse d’intérêt général qu’un maton qui faisait de la photo porc no, m’intima de reverser dans l’esquif échoué au milieu de la mère morte de chagrin. Des roms de passage par ici, sortirent leurs violons en déployant les accords d’Eon , l’édit des nantis et des sans-papiers, pour la parité, une sombre histoire de taupe. Un long cortège conduit par Charles, conduisit la Mama à sa nouvelle demeure, ramassant au passage tout ce qui se traînait rien que vaille.

Ouf…si ça, ça s’appelle pas hâler au turbin…

Pendant ce mauvais temps, le ciel s’étant chargé davantage en nature, le ferry, la barre dévissée, tournait en rond dans la tourmente. Une vierge s’en vînt à passer, noire comme un préposé au vain de messes, au grand dam des flamands roses et des wallons beiges que le père Noé, poussait à embarquer pour sortir de cette impasse.

Combien d’épisodes durent subir les passagers de la croisière joyeuse, en compagnie des affligeantes productions de la télé, impossible à dire, mais qu’importe le voyeur de l’audit-mate vérifie les comptes.

Le vent qui avait rugi et secoué l’embarcation tombait feuille à feuille. La mer se remontait comme un bidet produit par hic et ah. Compliqué, à cause des vices, mais suivre la notice avec son GPS pour trouver le bon trou. Et je vis que viendrait le moment où les gros nuages quitteront les lieux d’un rebond décisif. Que ce soit clair. On peut peu pour empêcher les crimes contre l’humanité. Mais que ça réduise d’un chouïa sa capacité naturelle à faire front, non c’est impossible !!!

Niala-Loisobleu – 4 Décembre 2016

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