Ce jardin où je reste suspendu…


Ce jardin où je reste suspendu…

Sorti par la bretelle, l’état long épuisé va s’arrêter pour un changement de relais. Mon An Neuf, encore petit, nu jusqu’au bout de l’ongle, sait déjà par où il franchira la frontière de l’ancien. Délaissant l’autoroute par goût des chemins de traverse, il va s’offrir sans péage un sentier de contrebande.

Ainsi pensai-je au matin de la St-Sylvestre,

dans un environnement perso découvert de fausses promesses et assez nu pour ne rien me mentir, sachant assez d’hier pour taper à demain un vrai gospel. Chez les hommes le coton se récolte en toute saison.

Ma lumière à couper les ténèbres à la main gauche, me posant la bonne interrogation, hors du petit bouton, ce ver point noir du mentons-nous les uns aux autres.

Rendre aux hommes…ce que d’autres leur ont pris ? Le jardin à mon à vie ne dépendant pas d’un mythe infesté de serre-pans, produit où fait friche selon qu’on le jardine. Où tu laboures ton carré en permanence, où tu te la joues Waterloo en te bandant les yeux et l’appendice caudal en te la trichant Austerlitz.

Non ne pas donner à l’oiseau plus d’ailes qu’il n’en peut. Le corps beau tenant plus de fromages qu’il n’acte dans son plumage.

A peine les guirlandes arrivent à terme dans la culture à gagner le paradis ou à  ne plus jamais avoir froid en enfer, que les lucioles pourraient bien baliser l’entrée par derrière au cimetière des zélés fans de la dérision. L’esprit ceint de la faute imposée à la machine à vapeur. Pas celle du mariage pour tous ou de l’équité féministe voulant la peau du macho pour s’en revêtir. Ah ce jardin, qui assaisonne par défaut est un drôle de monde plus fort en gueule qu’en retroussage de manches. Vieux scout bidon qui tresse son haleine sans vouloir retenir que la mauvaise action c’est lui.

Le monde est notre désir.
Le monde est notre vouloir.
Il n’y a rien à dire du monde — sauf qu’il nous ressemble trait pour trait.
Si nous le trouvons médiocre — c’est que nous sommes médiocres.
Si nous le trouvons vain — c’est que nous sommes vains.
Si nous le trouvons affreux — c’est que nous sommes affreux.
Si nous le trouvons dur — c’est que nous sommes durs.
Si nous le trouvons morne — c’est que nous sommes mornes.
Si nous le trouvons petit — c’est que nous sommes petits.
Si nous le trouvons écœurant — c’est que nous sommes écœurants.
Si nous le trouvons hostile — c’est que nous sommes hostiles.
Il ne changera que quand nous changerons.
Il est nous et indéfiniment il nous ressemblera.
Pour l’instant c’est un monde de terre sèche.
Il y aura un brin d’herbe quand vous serez devenus brin d’herbe.
Ou alors laissez tout crever.
Les démoniaques des pouvoirs ont ce qu’il faut dans l’arsenal pour une gigantesque épouvante.
Une gigantesque Mort.

Louis Calaferte (L’homme vivant 1994)

Ainsi en sera-t-il

à mon jardin

resterai suspendu

Laboureur, semeur, récoltant

Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2016

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QUAND TOUT DORE, LA BONNE ÂNEE A TOUT FAIRE S’ASTIQUE


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QUAND TOUT DORE, LA BONNE ÂNEE  A TOUT FAIRE S’ASTIQUE

Dans l’endormissement de l’herbe, où l’hiver pose-t-il des rêves ? Et de quoi se couvrent-ils au froid pâle d’une lune nouvelle se préparant à couper l’an de son cimeterre. Les chambres d’enfants doivent avoir une idée là-dessus, dû moins l’espérai-je, sifflait mon merle en se heurtant au vide de la graine des confiseurs. Rien que des voeux à n’en plus finir pour en justifier le creux, on ne voit que ça. Depuis toutes ces années qu’elles auraient du arriver, le tout ou partie, des premières intentions, je suspecte un dysfonctionnement.

Il y a la neige et son manque en station.

Mais non tout glisse, me rappelle Chronos dans la descente de sablier d’un rail qu’il se fait.

Et pas qu’un peu fait Bouffi, sortant sa première vérité, une fois n’étant pas coutume, la règle sera respectée.

N’empêche que le tant gâché ne se rattrape guère dit la chanson…

A côté de chez moi, hier ils ont étranglé la voie d’une chicane à la sortie du pont et au pied de la côte à fort pour cent. C’est déjà surprenant dans cette quasi absence de circulation qu’on doit à cette période de vacances scolaires, mais la semaine prochaine à l’idée de l’encombrement que ça va générer j’te dis pas le plaisir de la rentrée. Mais on arrête jamais le progrès, surtout en période de décadence.

En fin de carrière ne vois-t-on pas comme un est-ce poire, diminuer le chômdu et la grâce sauver le déshonneur de la Femme ? Comme quoi m’aime un roi faits néant ça trouve moyen d’aller en canonisation, match nul, balle au centre…

Niala-Loisobleu – 30 Décembre 2016

 

Bout des Solennites


Bout des Solennites

par René Char

Affermi par la bonté d’un fruit hivernal, je rentrai le feu dans la maison. La civilisation des orages gouttait à la génoise du toit. Je pourrai à loisir haïr la tradition, rêver au givre des passants sur des sentiers peu vétilleux. Mais confier à qui mes enfants jamais nés? La solitude était privée de ses épices, la flamme blanche s’enlisait, n’offrant de sa chaleur que le geste expirant.

Sans solennité je franchis ce monde muré : j’aimerai sans manteau ce qui tremblait sous moi.

 

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Plus nombreux qu’ils se nomment, sont ceux qui viennent faire tremper leurs croûtons aux urinoirs. Ce n’est pas parce les pavés sont disjoints, qu’ils attendent de rejoindre la sale gueule du quotidien. Des empereurs, je n’ai retenu que Vespasien comme le nom approprié à toute forme autocratique. Depuis la nuire des tant, le pouce porte l’angoisse dans la reine selon le sens où il se mettra.
Mon grand-père en me cachant ses médailles des méfaits de guerre, après qu’il se fut rasé me tendait sa joue pour l’étrenne chaque matin, en me disant :
-Aies toujours le sens critique de ta pensée pour garder l’humilité de tes actes…
En ce temps là on chantait dans les rues, comme une répétition de bal populaire avenir n’excluant surtout pas le crochet. Pas de micro et d’ingénieur du son, ça mixe pas un max le manque d’oreille et surtout pas l’absence de voix. Ceci me fait penser aux non-inscrits sur les listes électorales, qui se plaignent depuis  qu’ils élisent par défaut. Les béquilles amputent plus souvent qu’elles tiennent debout.
L’Amour me circule si fort dans les doigts que mes mains se fourrent dans tous les endroits où il manque. Sans doute que faire à manger pour les autres ne dispense en rien de s’alimenter.
Vous savez que si j’aurai honte ce serait de m’être couvert comme un oignon.
La nudité ne me quitte pas malgré l’hiver du coeur des hommes.
Niala-Loisobleu – 29 Décembre 2016

ATELIER & MURMURES 1 (Définitif)


 ATELIER & MURMURES 1

(Définitif)

 

Le temps c’est la secousse en continu du plat se mettant en fusion. Sismique émotion, organique et viscérale matières dont je suis nanti. Moi, l’artiste, le parfait androgyne. En possession des deux sexes, capable d’engendrer et d’enfanter.

Suprême faculté, dont la principale manifestation produit une sensibilité d’écorché-vif.

Depuis plus de huit décennies, je tiens la même conduite :  rester authentique en toutes manifestations d’humanité. Dire ce que ça peut-être de souffrances serait y déroger, compte-tenu de la noblesse du Bonheur sur lequel ça repose.

2016 s’achève, 2017 est entré en salle de travail.

Ce dernier tableau représente hier, aujourd’hui et demain. Rien n’a été simple. La joie y côtoie l’atroce, l’amour s’y  épanouit au centre de tombes.

La Vie y domine.

Je finis en commençant. Ainsi soit-il. Une nouvelle série saute en selle !

L’Année à venir sera sans aucun doute pleine de rebondissements. Le drame, la douleur, la peine, le processus de décadence de notre civilisation seront omniprésents. Nous le vivrons selon ce que nous sommes à m’aime de créer NOTRE BONHEUR A NOUS, là où ça pêche.

Je vous souhaite de vous rendre de l’autre côté du calendrier en vainqueurs.

C’est ce que pour ma part je ferais.

Aimer est de notre responsabilité. On peut d’autant s’y atteler que le terrain est chaotique. Mon Coeur, crois-moi je ne faillirais pas !

Niala-Loisobleu – 28 Décembre 2016

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ATELIER & MURMURES 3


ATELIER & MURMURES 3

Du noir à la craie bleue, un rêve et la peinture renaît

Trop longtemps. La germination peut prendre un rythme pachydermique. La taille, comme toujours, demeurant proportionnelle à l’évènement-dès lors qu’on ne fait rien anormalement-cette fois, elle a bien tenu sa dimension secrète. L’argument avancé fut un mystérieux froid créant un état inhospitalier de l’atelier. En fait après cette nuit de blancheur freudienne, m’est apparue la véritable raison qui m’a bouté hors, des semaines durant.Et soudain la Lumière. La page blanche s’est auto-asphyxiée…

Un pan après l’autre les murs se déchirent l’un après l’autre. Tout démonter, marquer chaque pièce, devenir son archéologue.

Cette année parvenue à son terme. Le chariot du grand couloir et son seuil et son coulis de valise. La grande Carte. Une femme. La mienne. Bon Anniversaire. Souris, t’es filmé, fait trois p’tits-tours et fous l’camp de tes enfants. On entend des bruits métalliques, rails qui perforent la poitrine, chocs frontaux. Peur aux trousses.Nuit glaciale, que de chiens pleurent. Puis du rouge tribunal avec le noir sentence, scandent la marche funèbre.

Mon road-movie, Magicien d’Oz qu’as-tu fait, te v’là aux 4OO Coups, Godard par défaut au Cinéma Paradiso

Tout se rembobine, ça vient copier-coller à remonter trois mousses que taire. Cliquetis, lui c’était qui, elle ses yeux m’échappent ou bien c’est moi qui refuserait de regarder. Oriente bien le rétro, t’as pas de caméra de recul. Gare.Que de serpents, ça grouille partout. Il faut sauter. J’envoie la voiture en cascade dans la clôture et en laisse deux sur l’bord de la route. Abandonnés à leur choix.

Absolu je te veux, Absolu je t’aurais.

Passent les ânées, les poubelles devant derrière, mon vélo, un autre soleil ? Oui l’Amour dit Bon Jour.

Vous avez bien dit authentique ?

Pantalon, chemise et sous-vêtements arrêtez-vous. C’est le dernier seuil. Allez à poil !

Le temps est décomposé en plusieurs jets de dés du subjonctif au conditionnel passé et présent. Merde que le futur fasse pas chier, on a besoin d’élan pour le tant présent. Mais ça fait combien de foyers à garnir, de kilomètres à séparer, de lits à bassiner entre cité, campagne, mer, montagne, cabane, chalet,mas c’est la gamme de l’ardoise-chaume-tuiles…

Le cheval est là, il n’est jamais sorti du sillon. Juste une panne de récoltes et un grenier vide qui se les gèle. Un quotidien enrhumé qui se balade en tenue d’été comme si rien n’avait changé. On vole à mains-basses, pas de branche en branche. On escroque, on tyrannise, l’imposture est un must. Le grand N° s’approche.

T’as d’beaux yeux tu sais mon Coeur, ça au moins c’est pas du grand-guignol. C’est ton âme nue, qui se cache de rien. Elle montre sa souffrance comme son bien-être. Sans ignorer la distorsion entre les deux.Non rien n’est fini, tout est en continuité de recommencement.

L’espoir en nudité avec du poil autour on a besoin de rien d’autre, c’est le Tout.

Niala-Loisobleu – 28 Décembre 2016

 

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Etat d’avancement du tableau au 27 Décembre 2016 au soir.

Les chaises sont faites pour porter les vêtements


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Les chaises

sont faites pour porter les vêtements

Comme le soleil qui tourne, je suis la piste de  ta lumière en passant d’un état à un meilleur, de la chambre au jardin où, quelque soit l’heure, je te retrouve, vêtue que de mes regards.
J’aime les criques, les anses, les sentiers de douaniers, les petits ports de pêche, les parcs à huîtres, les marais et les bouchots de moules.
Là où la vase aspire le pied, dans un bruit de succion, l’endroit où cette odeur peut prendre à la gorge, est relevée d’iode. Elle me ramène à tout ce qui porte à entrer au rêve sans rien sur la peau.
Nus comme au premier jour. Tout ce qui constitue le premier cri, réuni. Ta peau est d’une franchise que tes formes ne mentent pas. Et quand tu suis le vent, tout bouge. Déclenchant le jeu de Toi, sans case priso
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Niala-Loisobleu – 27 Décembre 2016