A Mon Fils


A Mon Fils

Quand mon épaule s’est retournée

ta porte a laissé un trouble au-delà d’un cri de défense

Cet effroi du couloir de ton école a pétrifié l’éclat d’un sourire enfant

Pourquoi à l’affiche avoir mis un titre en place d’écrire parodie

et m’avoir rejoué mandoline la scène d’étroits coups

avec accessoires petits-enfants

et roses blanches

en inversant la chute

puisque de plus ô

me voilà qui en retombe

plus exsangue qu’un  s’que l’être a de plus décharné d’âme ?

 

Je me revois plein d’entrain en gare d’Angoulême; le coeur à la boutonnière, partant pour continuer de refuser la vengeance d’une disgrâce criminelle. N’est pas pour moi de se morfondre en attendant de pouvoir s’appeler Monte-Cristo. Quand derrière un prétexte, tu as mis Papa je t’aime, j’ai rien vu…

d’autre que te retrouver

tout pareil qu’une vieille quête que je marche sans faire la manche.

Mon Fils vouloir être authentique

c’est d’abord ne pas s’affubler d’autant de masques qu’il y a de possibilités de ne jamais être un Homme. Je saigne de ce coing planté à fendre…

Quand tu y seras…mais plus avant…fais-moi signe

je n’ai jamais quitté ma place

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2016

 

 

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3 réflexions sur “A Mon Fils

  1. Une écriture qui supporte l’intempérie,
    Qui puisse se lire sous le soleil ou la pluie,
    Sous la nuit ou le cri,
    Sous le temps dénudé.

    Une écriture qui supporte l’infini,
    Les crevasses qui s’étoilent comme le pollen,
    La lecture sans pitié des dieux,
    La lecture illettrée du désert.

    Une écriture qui résiste
    A l’intempérie totale
    Une écriture qui puisse se lire
    Jusque dans la mort.

    Roberto Juarroz (Poésie verticale)

    Une écriture qui signe sa vraie nature
    Idéelle
    dans sa fibre…
    N-L

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  2. La présence c’est pas faire de la figuration, c’est en toute absence sentir le père là…un bon plan pour pas gourer l’itinéraire…
    Merci Didier.

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