Vents divers…


Vents divers…

 

Quand au chavire tout, le même jour change de tenue plusieurs fois entre les heurts d’un vent déménageur, se tenir debout dans l’idée demande une conviction d’un autre tant.

Un temps périt…

La nature humaine est ainsi faite. Elle a ses saisons où l’attirance est solidement ancrée, puis les moi émoi où faut passer un ravin soudainement apparu. Sur un pont de singe qui vous vide l’estomac tellement ça balance.

A qui la faute ?

Bah, je laisse les prédicateurs savants dans l’art de profiter du moment de faiblesse idoine, se faire leurs courses. Un être humain qui souffre (les motifs sont tellement nombreux…) c’est une sensibilité exposée au pire. Prise par l’impératif de sortir du sinistre. La peur n’est pas le visage du vil que la littérature dispense. Moi je crois que c’est le premier sentiment qui arrive à la naissance et qui reste jusqu’à la mort.

La peur elle est le témoin du bien et du mal.

On ne vit pas sans elle, on vit avec ailes.

Ce que je mords de mes dents tellement j’y tiens, peut se relâcher l’instant d’une carie qu’il faut soigner. Ce qui n’a rien à voir avec l’os auquel je tiens.

Je n’oublie rien de ce qui me fait chien.

Niala-Loisobleu – 22 Novembre 2014

 

carcassonne-chien

 

 

8 réflexions sur “Vents divers…

  1. L’intempérie gagne. Le temps périt sous brume et pluie. Le moi émoi se creuse. La souffrance s’étend. Il faudrait sortir du négatif : de la peur, de la tristesse, de l’impatience, de la colère, de l’apitoiement.. Aller vers la création, la joie, la gentillesse, la justice, la compassion, l’amour…

    Aimé par 2 personnes

  2. Un être humain qui souffre (les motifs sont tellement nombreux…) c’est une sensibilité exposée au pire.
    A qui le dis-tu, cher zoizo…
    ¸¸.•¨• ☆

    J'aime

Les commentaires sont fermés.