LES SANS JOURS


LES SANS JOURS

Y a des moments t’as soif alors
tu bois et puis y a des moments où
t’as pas soif et tu bois quand même
et des moments aussi où t’as
soif et tu bois pas et puis d’autres
où t’as pas soif et tu bois pas

y a des moments t’as faim alors
tu manges et puis y a des moments où
t’as pas faim et tu manges quand même
et des moments aussi où t’as faim et
tu manges pas et puis d’autres où
t’as pas faim et tu manges pas

y a des moments t’as soif alors
tu manges et puis y a des moments où
t’as pas faim et tu manges quand
même et des moments aussi où t’as
soif et tu manges pas et puis d’autres
où t’as pas soif et tu manges pas

y a des moments t’as soif t’as faim
alors tu manges et tu bois et puis
y’a des moments où t’as pas soif et
t’as pas faim mais tu bois et tu
manges quand même et y a des
moments où t’as soif mais t’as
pas faim alors tu bois pas mais
tu manges et puis d’autres où tu
n’as ni soif ni faim alors tu
bois pas ni ne mange

mais y a des moments t’as soif et y a
rien à boire alors tu bois pas et y a
des moments t’as faim mais y a
rien à manger et des moments où t’as
pas soif mais tu peux boire et des
moments où t’as pas faim mais tu
peux manger

parce qu’y a des
endroits où tu peux boire et
manger quand tu veux et des
endroits où tu voudrais boire et
manger mais y a rien à boire ni à
manger parce qu’y a des endroits où
ceux qui mangent et ceux qui
boivent se foutent complètement de
ceux qui ont faim et de ceux qui ont soif

Bruno Ruiz, inédit 2016

Vachement pas facile de seins chroniser, le droit avec le gauche quand ils sont pas au pas, l’un et l’autre, faites vos je, impair, un perd et passe.

Passe à caille, puis passe à show, eh chérie t’as les ragnagnas, non trésor j’en ai une qui pend plus bas qu’l’autre.

Merdre…

J’vois pas d’autre solution que selle d’enfourcher

son p’tit veille ô

pour garder le cap en m’aime direction

Amour

en chantant que c’est le fond qui compte pas l’happe à rance !

Niala-Loisobleu – 19 Novembre 2016

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TABULARIUM


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TABULARIUM

 

Mon nez rouge mis au garde-manger

et le costume d’arlequin au dos de la chaise à porteur

je vais les pieds nus au chemin d’un jour qui se demande s’il y va où s’il en revient.

Ce qui était dans le cadre du vasistas

a fait une chute.

Des débris de vers semblent à l’abandon dans la cour

Je porterai mes costumes, mes chapeaux et mes casquettes , mes pèlerines, mes gants et mes guêtres au secours de froidures en exil échouées, sur les plages au gré des humeurs. Estran demande de suivre un coefficient régulé. Les petits-baigneurs ne sont pas toujours en celluloïd. Qui flotte la tête à l’envers tire à lui par les pieds au monde voyou, qui montre ses fesses à l’encan. A bord d’une oie sauvage je suis pilote des sait.Pas de cartes du Tendre de la veille, rien que du peint frais sans se mettre à genoux au quotidien d’impair.

Mon fils prodigue…

Pardon, voulez-vous répéter j’ai trop mal en tendu…

Je ne publierai pas l’amour au ban, sul ponticello, du chevalet au gibet. J’ai percé mes tympans de rosaces. Pas de narcisses au bord de mes glaces. Ce cri sauvage de l’entrecuisse que sa toison filtre, reste la source claire de jours que d’autres veulent obscurs.

Le chatouillis des herbes folles à l’accroupi de mon tronc, donne un autre frisson que l’arbre recyclé en papier d’identité.

Niala-Loisobleu – 19 Novembre 2016