LETTRES DE PANDORA 3


LETTRES DE PANDORA 3

Bernadette Griot

1 h, Suva, Les îles Fidji
Douce Athéna,
Ici, ma fenêtre sur le monde est l’océan. Pourtant le bruit de
la terre m’est familier et me concerne.
De la houle, j’apprends la tempête et m’y cogne sans savoir.
La femme,
au rêve habitué
, aime au loin le corps d’un poète dont
la peau, caressée trois jours durant, dessine un horizon dérobé par
la distance.
La
Chair
, dit le
Verbe
, et les mots sous la peau appellent à
respirer le dehors. Mais comment le verbe, jeté hors de la chair,
peut-il incarner la parole ?
Le manque est muet. Le manque est silence.
L’absence, une impropriété.
Athéna, vous savez n’est-ce pas, l’ombre erratique de l’amour ?
Votre Pandora
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J’ai cherché dans la brume à liquider l’opacité des vitres. Des mouches y écrivent des histoires pattes toujours claires. Le style Mata-Hari prête à de multiples interprétations.
C’est le passage de la tempête, n’est-ce pas ?
Oui et non…
La Femme se montre masquée du froid dont elle cherche à se protéger par des mots badins. Le cristal du rire absent est servi dans un godet en carton. Ce verbe vient juste faire diversion pour protéger le silence de toute effraction.
Dans le manque le silence n’est pasconcerné
Qu’est-ce qu’un manque en face de sa présence ?
L’ombre erratique de l’amour n’est rien d’autre que sa partie fragmentaire. Aucune couche formant bloc. Un tout détaché de la formation à laquelle il appartenait.
Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2016
p1020271

4 réflexions sur “LETTRES DE PANDORA 3

  1. Il est des bateaux en fi by. Leur voile les enveloppe plus qu’elle ne les propulse. A l’Amirauté on les connait en les laissant ignorés. Bien que nageant en surface ils sont en plongée.
    Avant, je m’étais laissé trompé…
    C’était avant que je ne vois pas la longueur du texte dans les mots absents. Le leurre est plus sur la tartine des phrases échangées en besoin d’air de poumons compressés, que dans ce qui garde la force d’être publiquement tu.
    Une crampe d’encrier donne à la plume un besoin de sot de dégourdissement.
    Aujourd’hui le froid devra céder à la couleur, j’ai les doigts à t’a touer.
    Il vole l’émoi Idéelle, il vole et très très ô !

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