Je te dis


Je te dis

 

Sortant des doigts graisseux d’un embarcadère à vidanges, du moins est-ce ce que la plupart des touristes pensent faire en s’inscrivant dans le dernier train pour le must en vogue, j’aperçus le petit chemin de mes conversations en tête-à-tête.

Oui je me parle à moi tout seul.

Et vu que je suis pas causeux dans les coins faits pour ça, j’étonne. Mais ce n’est pas nouveau. Je sais que les gens me trouvent bizarre. Les plus courageux passent a frôler cette question qui leur fait se gratter le cul en me voyant; heureusement qui sentent que je suis pas de la jaquette…m’enfin qu’à se tripoter les joyeuses, peut-être qu’ils souriraient…on f’rait tout pour dégriser.

Apres mon premier échange de points de vues, .je me rince la bouche au souvenir des pincements  à travers les poils de ma poitrine, c’est comme si ta présence ne se coupait pas d’une seconde. Que j’aille entre deux couleurs ou au châssis à tendre, je sens tes doigts me faire outil  pour façonner la prochaine parole. Ta présence est quasiment majeure dans ces rencontres de l’Autre. Je t’aime de cette abolition de différence. On est  à peaux nues en symbiose.

A partir de cet instant Bleu, des heures vont nous laisser ensemble.

Niala-Loisobleu – 04/11/16

Celtic One Man Band — Accordéon et dentelles au jardin


Le Bien-Etre au bout des Doigts

Iro de la Luna fait partie des nouveaux troubadours itinérants par essence et il n’est pas toujours seul😉 Il me semble vous avoir déjà parlé de cette caravane ici => https://agatheb2k.wordpress.com/2012/06/10/au-pas-du-cheval/ … et je suis ravie de les savoir toujours sur les routes pour notre plus grand bonheur !

via Celtic One Man Band — Accordéon et dentelles au jardin

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NÔTRE LIEU D’ASILE


NÔTRE LIEU D’ASILE

Merveilleux

éclats de pierre

rapprochés

Vibration

du fond de l’âme

Qui jaillit malgré

ses toits gris

ses rues fermées

ses orées invisibles

ses rivières à sec

ses herbes fanées

ses plages où dans le sillon

la musique fait station

l’aiguille au fond d’une vaine attente

C’est pas facile de se construire la façade au soleil

quand tout avale le malheur

Pourtant le choix est simple

ou tu vais jette en arrière

ou tu pousses en avant ton désir d’être

Ignorant que le deuil se porte de son vivant

parce que rire de son présent serait mettre des fleurs au tissu du suaire

donc inconvenant

On a choisi de vivre Bleu

Sans goût pour le rassis d’un peint quotidien

Quand on s’a croisé

ta venue ne m’a pas semblé contraire

à un choix de mise à part

fait au coeur de la débâcle

Alors si toi et moi

on va à l’an vert

c’est sans aucun doute

parce que c’est notre seul endroit d’être

Si le monde n’est pas ce que nous en faisons

désamarrée du lingot

la traversée sera ruine d’un bord à l’autre…

Niala-Loisobleu

4 Novembre 2016

 

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