Un Jour une Expo


Ici rappelles-moi là, 

où posant son humide baiser la fontaine apaisait.

 Tu sais, cette trouée dans le train des jours entre deux wagons de nuages.

Voilà tu y es…

Tu as senti le déplacement des pages aller au devant de l’encre,

attirées par l’accent coloré d’un oiseau. Une palette pour mots-peints.

Entendant ce qui ne se disait qu’en silence tu as collé ton front au prologue.

Le long de la côte les cabanes huîtrières posées sur les bateaux-plats de mer ouvraient leurs coquilles au touché

tandis que l’écume des vagues tenait l’algue au frais.

Par les vitres de mains tenant, au cœur de l’exposition, sous le partage des tableaux,  je m’arrête à ton pouls par la veine de ma pensée. En saignée gitane.

Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2016

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L’ÂME BLESSEE D’UN ELEPHANT NOIR (Extrait)


L’ÂME BLESSEE D’UN ELEPHANT NOIR (Extrait)

C’est de l’étoile que naissent toutes les légendes

la légende de la lumière dans le ciel noir

dans la clairière de l’ombre dans l’éclair des tempêtes

la légende de la nuit à l’heure des ténèbres
Ô mon fils !
tu apprendras à la forêt à être fière de l’arbre
Mamonomé ! eh Da !

l’âme blessée d’un éléphant noir reconnaît en toi son adresse

Si ton itinéraire te désavoue
accepte de tomber sans précaution. La chute
est humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoin
de la traversée des sentiers. Ne pleure pas. L’expérience
est au prix
de la marche éternelle.

verse des larmes si
ton coeur mordu par la douleur
te le réclame
mais ne pleure pas

Avec ta main entière sur ton cœur, juste ta main comme repère
tu apprendras à être proche sans te confondre

tu apprendras à croire à ce que verront tes yeux d’homme
dans le désordre ardent de l’obscurité meurtrière

l’arbre qui se consume dans l’épreuve du feu n’ignore pas le recueillement

et n’oublie pas
ta parole est ta mémoire
le silence est ton enclos
aux âmes vulnérables
la patience garantit l’éternité du chemin

GABRIEL MWENE OKOUNDJI

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Non, je sors, la résignation me répugne.


Non, je sors, la résignation me répugne.

Comme cette pierre

 

Ma face a été battue et rougie
Mais elle se maintient silencieuse et comme cette
pierre
Ses meurtrissures révèlent une histoire qui la garde
Et ma face
où elle avait pressenti je ne sais quelles
paroles
S’était penchée sur ses lèvres mais elle s’est
souvenue
Qu’elle était taillée pour le vent brutal
Car l’interdit fut jeté
Sur ma face dévorée de larmes
Jacques Prevel
Recueil : « Poèmes pour toute mémoire »
Plus j’ai fait ma porte large, plus le chemin a été rétréci malgré moi. Cherchant à étouffer la  lumière pour mieux la glisser dans l’asthme du tunnel. Ce cheval dont je fais à moitié partie, mi-homme, mi-animal se retrouverait  alors le faire déchaussé de l’amble voulue. L’écharpe, emblème blanche , infinité des possibles, obstruant soudain la confiance à ce qui m’est clair. Pas vouloir retenir que l’amour peut aussi vous dévorer les yeux par imposture.Ce ne serait rien d’amour dont on parlerait
Simulacre de l’inconscient incontrôlable, voltes-faces en constant aller-retour
en but de conduire à la résignation ?
Aimer est ma nature avec laquelle je ne peux tricher
Non, je sors, la résignation me répugne.
« Pour la main désarmée devant l’arme qui bouge…Requiem… »
Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2016
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