LORSQUE…


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LORSQUE…

Lorsque les mots que j’ai tu ont fini par s’écrire, pensant ainsi naïvement qu’ils seraient entendus, ma plume a renversé l’encrier.

Comme un goinfre le buvard s’est tapé une innocence que rien n’assimilait au pêché. Les choses de la vie viennent trop de ce que les gens s’en mêlent sans être concernés. Sans doute s’agit-il là d’un réflexe pour éviter de ranger ses affaires soi-même. Du quand dira-on, on fait la mode du tant qui rapporte – un toutou bien dressé ça chasse à l’arrêt- qu’importe les dégâts collatéraux, le propos déplacé et la médisance c’est le plus court-chemin entre l’aligne droit et le coup tordu.

Lorsque je vois l’impression que je laisse, je m’efforce de continuer à rester authentique pour ne tomber dans le jugement erroné de ces autres, tellement plus bêtes que méchants, qu’ils finissent quand même par devenir une putain de rage qui n’aura jamais son vaccin.

C’est tellement dur d’aimer, qu’en définitive à force de prendre des coups dans la gueule tout seul, ça vous sort d’une messe où on fait semblant de s’adorer en public à coup de commémorations d’attentats, de mépris du prochain, de caillassage de l’ambulance, du flic et du pompier.

Lorsque la chose publique n’est qu’une exhibition pornographique, j’vois mal comment moi, pauvre petit con, je pourrais m’en sortir autrement que tout seul…

Niala-Loisobleu – 27 Octobre 2016

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